Le parquet national financier (PNF) a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire visant Dominique de Villepin pour « recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes », une affaire qui soulève des interrogations suite aux statuettes reçues lors de son mandat en tant que ministre des Affaires étrangères.
Selon les premiers éléments, l’ancien ministre aurait reçu deux statuettes de Napoléon, respectivement évaluées à 75 000 et 50 000 euros, en 2002, alors qu’il occupait un poste clé au Quai d’Orsay. Comme l'a révélé l’émission Complément d’enquête, ces cadeaux auraient été transmis par Robert Bourgi, un avocat impliqué dans des réseaux complexes, incluant la « Françafrique ». Il a précédemment été associé à l’affaire des costumes qui avait éclaboussé François Fillon en 2017.
Les statuettes, profitant d’un intrigue diplomatique, auraient été offertes par le président burkinabé Blaise Compaoré et l’industriel italien Gian Angelo Perrucci. Cette information a été corroborée par Le Journal du Dimanche, qui souligne la gravité des accusations pesant sur Villepin.
Face à ces allégations, l’ancien ministre a affirmé qu’il ne savait pas que ses cadeaux étaient issus de fonds douteux et qu’il serait disposé à les restituer. L’émission de France 2 a communiqué que les preuves indiquent que ces objets ont été réglés par Bourgi, ce que Villepin ne conteste pas.
Les plus proches de l’ancien ministre, interrogés par l’AFP, n’hésitent pas à accuser un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy » de vouloir le discréditer, mentionnant des « récits changeants et coups tordus ». Bien que Bourgi rejette toute implication de l’ancien président, il ne cache pas son ressentiment à l'égard de Villepin, évoquant des tensions antérieures liées à des déclarations sur l'incarcération de Sarkozy.
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