Depuis le début de cette semaine, les habitants des communes touchées par le projet de ligne électrique à très haute tension, s'étendant dans le Loiret et l'Eure-et-Loir, peuvent donner leur avis. Cette initiative concerne dix communes : Chaingy, Ingré, Ormes, Gidy, Huêtre, Chevilly, Sougy, Artenay, et pour l’Eure-et-Loir, Poupry et Dambron. Selon RTE, le gestionnaire du réseau électrique, cette enquête publique est une étape cruciale pour reconnaître l'intérêt général de cette ligne aérienne moderne de 400.000 volts, destinée à remplacer deux anciennes lignes vétustes de 225.000 volts chacune.
La nécessité de moderniser le réseau se justifie par la disparité entre la production et la consommation d'énergie. "L'électricité de cette ligne pourrait provenir de centrales nucléaires, photovoltaïques ou éoliennes situées aux quatre coins du pays, notamment dans le sud de la France, pour répondre à la forte demande du nord industriel", explique Laurent Brimboeuf, responsable de projets chez RTE. Là où la plupart des communes accueillent la modernisation avec sérénité, certains habitants d'Ingré expriment des craintes, notamment quant aux effets potentiels sur leur santé.
Alors que RTE tente de rassurer en affirmant que les risques sanitaires sont minimes, des experts soulignent l'importance de mener des études approfondies sur ce sujet. "L'impact de telles infrastructures sur la santé publique doit être suivi de manière rigoureuse," souligne un spécialiste local de l'environnement.
L'enquête publique se clôturera le 11 juin. Des permanences sont organisées pour permettre aux habitants de faire part de leurs préoccupations. Les réunions se tiendront à Poupry, le 20 mai, Ormes le 29 mai, et Chaingy le 11 juin. Ce chantier de 50 millions d'euros vise à débuter en 2027, sous réserve d'une autorisation de la préfecture attendue d'ici la fin de cette année.







