Dans son rapport, le député UDR Charles Alloncle dépeint un secteur en proie à une crise financière et administrative, soulignant également un décalage avec les attentes des Français. Ce document, résultant de plusieurs mois d’investigations, met en lumière les manquements des autorités de tutelle.
Alloncle évoque une « crise » de l’audiovisuel public, suggérant une refonte nécessaire pour rétablir la confiance du public. Il déplore le désengagement des institutions comme l'État et la Cour des comptes, ce qui a contribué aux dérives observées dans le service public. Le rapport de 400 pages présente près de 80 recommandations, pressant par exemple France Télévisions de se soumettre à une stricte cure d’austérité.
Des critiques acerbes
Cette proposition suscite des controverses significatives, surtout parmi les membres de la gauche et les détracteurs au sein de la commission d’enquête, qui accusent Alloncle d'être en faveur d'une réduction des capacités de France Télévisions et Radio France. "C'est une vision élitiste de la télévision publique, déconnectée des réalités des familles françaises", a réagi Delphine Ernotte Cunci, la présidente de France Télévisions. Elle a fait savoir sur X que le rapport divertit des audiences populaires.
En parallèle, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a promis de privatiser l'audiovisuel public s'il accède au pouvoir. Cette déclaration souligne les tensions politiques croissantes concernant l'avenir des médias publics en France.







