Sous une pluie fine, ce lundi 4 mai, l'école de Queyrac a ouvert ses portes dans une ambiance tendue. Depuis le 30 avril, les services périscolaires sont suspendus suite à des accusations émises dans une pétition anonyme. Cette décision devrait durer jusqu'au 7 mai, avec un retour à la normale prévu pour le 11 mai. L'incident a également des répercussions sur la commune de Jau-Dignac-et-Loirac, étroitement liée à Queyrac par un regroupement pédagogique.
Cette suspension fait suite à une pétition retirée peu après sa diffusion, qui dénonçait le comportement d'un agent municipal chargé des activités périscolaires. Bien que la maire conteste les accusations, déclarant qu'aucun élément concret n'a été partagé avec elle, la situation continue d'inquiéter les parents d'élèves.
Des parents inquiets mais résignés
Lors de la rentrée, la maire a expliqué aux parents sa décision, soulignant que leur école abrite 69 élèves avec seulement quatre agents disponibles. Suite aux absences pour maladie et accident, l'absence de personnel a conduit cette suspension. "Nous ne pouvons pas laisser seulement deux agents pour s'occuper des enfants", a-t-elle affirmé.
Pour remédier à cette situation, la mairie est en train de recruter temporairement. Devant l'école, de nombreux parents se montraient résignés. Un parent, Amandine, a souligné ses difficultés : "Je travaille tous les jours sauf le lundi, donc mon fils ne vient qu'aujourd'hui." D'autres ont révélé avoir dû solliciter de l'aide de leurs familles pour s'organiser.
Une situation délicate
De nombreux parents ont exprimé leur compréhension des préoccupations soulevées par la pétition, rapportant des difficultés antérieures rencontrées avec certains agents. L'ancienne maire, Véronique Chambaud, a également fait part de signalements reçus durant son mandat. "Un parent m’a informé que son enfant éprouvait des difficultés", a-t-elle expliqué, mais a souligné le manque d'éléments concrets pour prendre une décision.
Pour clarifier la situation, Myriame Roure a annoncé son intention de rencontrer les parents et les enfants pour recueillir leur parole. "Je vais les convoquer pour qu’ils partagent leurs préoccupations. Je vais aussi parler aux agents concernés", a-t-elle déclaré, rassurant sur son engagement à rétablir un climat de confiance.
De son côté, le sous-préfet du Médoc, Fabien Tuleu, a confirmé le suivi de ce dossier par l'État, en lien avec l'Éducation nationale. Il a encouragé la municipalité à poursuivre son engagement. La maire insiste sur la nécessité de transparence : "Toute la lumière sera faite sur cette affaire". La réactivation des services périscolaires est espérée pour le 11 mai.







