"Le climat politique semble favorable avec la suspension actuelle du conflit ennemi, ce qui devrait influencer le coût du baril de pétrole", explique Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture. Elle a annoncé qu'une "aide complémentaire" serait mise en place dans les jours à venir pour soutenir les exploitants agricoles face à l'augmentation notable du prix du gazole non routier, qui a grimpé de 1,30 euro à 1,80 euro en quelques semaines. Cette intervention fait suite à une récente interview sur ICI Limousin, après la présentation au Conseil des ministres de mesures d'urgence auxquelles elle espère voir des réactions rapides cet été.
Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, annoncé early janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, doit être discuté par l'Assemblée nationale en mai et par le Sénat en juin, après son examen en commissions début avril. Ce texte possède vingt-trois articles destinés à "faciliter le quotidien des agriculteurs tout en préservant l'environnement", a ajouté la ministre, bien que plusieurs ONG écologiques se montrent déjà critiques, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources en eau.
Aucun cas de dermatose en France depuis le 2 janvier
Annie Genevard a également évoqué la gestion de la dermatose nodulaire, rassurant que "la situation est sous contrôle puisque nous n'avons enregistré aucun cas depuis le début de l'année". Elle a précisé que la vaccination ne concerne que les zones affectées, à commencer par la Savoie, où la maladie est apparue.
Un autre sujet brûlant discuté avec la ministre est la question du loup. Des attaques ont été notées récemment en Limousin, où un couple de loups avec des louveteaux a été observé. Bien que le contrôle des populations lupines soit nécessaire, la ministre de l'Agriculture a affirmé : "Il n'est pas question d'éradiquer le loup, mais il est urgent de protéger nos éleveurs".
La loi d'urgence agricole, jugée insuffisante par la FNSEA
Le projet proposé par Genevard vise à répondre aux besoins des syndicats agricoles, comme la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, en réponse aux manifestations de janvier. Cependant, la FNSEA a déjà fait savoir qu'elle considère ces mesures comme insuffisantes, mentionnant des préoccupations concernant la gestion de l'eau et les seuils de pesticide ainsi que la prédation du loup.







