Le 1er avril, alors que débutaient les épreuves du concours de recrutement de professeurs des écoles, une jeune femme de 23 ans à Bordeaux s'est retrouvée dans une impasse. Son droit à des aménagements spécifiques, qui incluaient un ordinateur et un scripteur, a été rejeté par le rectorat, compromettant ainsi sa participation au concours.
Sa situation est d'autant plus désarmante qu'elle est reconnue comme travailleuse handicapée. "Elle souffre de diverses difficultés, notamment de troubles motrices, d'asthénie, et de problèmes de concentration", a précisé son avocat, Me Louis Le Foyer de Costil. Le 12 mars, l'académie lui a indiqué qu'elle devait choisir entre un ordinateur et un scripteur, contredisant ainsi ses précédentes accommodations lors d'examens.
Après une première tentative infructueuse de recours le 26 mars, la famille de l'étudiante a réussi à rassembler des preuves d'un scripteur qui l'avait précédemment assistée durant le bac. Cela a conduit Me Delphine Meynard et Me Le Foyer de Costil à redéposer un recours en urgence. Le tribunal administratif a statué en faveur de la candidate le 31 mars, lui permettant de bénéficier des deux aménagements requis.
Extrême urgence reconnue
La décision est intervenue juste avant les épreuves, soulignant l'importance des accommodations pour les candidats en situation de handicap. "C'est incompréhensible que son droit ait été contesté", a déclaré Me Meynard, tout en exprimant la détresse de leur cliente face aux accusations de fraude. Un appel à la compréhension et à la mise en place de procédures plus inclusives a été émis par ses avocats.
Bien que le rectorat ait choisi de ne pas commenter l'affaire, il est essentiel de rappeler que des ajustements raisonnables pour les étudiants handicapés sont non seulement des obligations légales, mais aussi éthiques. Ce type de situation soulève des questions cruciales sur l’égalité d’accès à l’éducation, et il appartient à la société de garantir que tous les candidats aient les mêmes chances de réussite.







