Ce mercredi 8 avril, les ambulanciers d'Auvergne sont en grève, désignés par la Chambre Nationale des Services Ambulanciers (CNSA). Ils exigent une revalorisation de leurs services, certains n'ayant pas été mis à jour depuis 2018, d'autres depuis 2023, comme le souligne une étude menée par le journal Le Progrès.
Pour éviter de perturber les soins des patients, notamment ceux ayant des rendez-vous médicaux cruciaux comme des séances de dialyse, les ambulanciers ont choisi d'organiser une opération escargot à Clermont-Ferrand. Ils ne transporteront pas de patients, mais veilleront à ce que ceux qui ont des rendez-vous importants soient pris en charge.
- Puy-de-Dôme : opération escargot qui débute à 9 heures depuis le parking Ikea, se rendant au CHU Gabriel Montpied et à l’ARS à l’avenue de l'Union Soviétique. Une délégation sera reçue à 14h30.
- Allier : peu de perturbations, les ambulanciers locaux se joignent à leurs collègues du Puy-de-Dôme.
- Cantal : tractage d’informations sur véhicules.
- Haute-Loire : cortège sans ralentissements jusqu'aux locaux de l'ARS avec distributions de tracts.
1.600 euros, ce n'est pas cher payé pour sauver des vies
Vincent Fayet, gestionnaire d'une flotte de 36 véhicules de transport, déclare : "Tout augmente, nos charges, nos véhicules et même le carburant, alors que les tarifs imposés par l'ARS n'ont pas évolué". Pour lui, l’angoisse est partagée : beaucoup d’entreprises de transport sanitaire se trouvent dans une situation précaire, avec une fermeture prévue de 33% d’entre elles d’ici 2025. Aymeric Saintin, nouvellement nommé délégué régional, renchérit : "Un ambulancier ne gagne en moyenne que 1.600 euros, une somme dérisoire pour un travail qui sauve des vies".







