Samir Nasri, ancien joueur de l'Olympique de Marseille et désormais consultant pour Canal+, se retrouve au cœur d'une controverse fiscale. L'athlète conteste la somme de 5,5 millions d'euros qu'il doit prétendument au fisc français, comme l'ont rapporté ses avocats à l'AFP ce mardi.
Selon le quotidien Les Echos, l'administration fiscale a engagé une procédure de saisie conservatoire, touchant à la fois les comptes bancaires et un bien immobilier de Nasri, pour un montant avoisinant les 5,5 millions d'euros. Cette somme se compose de 5,25 millions d'euros de rappels d'impôt sur le revenu pour la période 2020-2022 et de 82.000 euros relatifs à l'impôt sur la fortune immobilière de 2019 à 2025.
Cependant, les avocats de Nasri affirment que ce montant est basé sur une confusion entre des crédits bancaires et des revenus non-déclarés. "Cette dette n'existe pas, car l'administration a mélangé des crédits bancaires avec des revenus", a déclaré Me Jean-Noël Sanchez, l'un des avocats fiscalistes de l'ancien footballeur. Son confrère, Me Julien Riahi, a ajouté : "Les 5,5 millions d'euros ne sont pas dus. Nous contestons cette proposition de rectification et la procédure n'est même pas encore au stade contentieux".
212 livraisons de repas à domicile : un élément de preuve contesté
Les avocats de Samir Nasri contestent également une autre pièce à conviction utilisée par le fisc. Ils réfutent l'idée que 212 livraisons de repas à domicile puissent prouver que Nasri réside en France, plutôt qu'aux Émirats arabes unis, comme il le soutient. D'après Me Sanchez, une partie de ces commandes provient de sa mère, avec qui Nasri partage un compte, ce qui ne justifie pas sa résidence sur le territoire français aux dates en question.
Les avocats ont déjà contesté la saisie conservatoire devant un juge, et ont fait appel de la décision de celui-ci qui a maintenu cette saisie. Une nouvelle décision pourrait être rendue d'ici l'automne, malgré le fait que le contentieux pourrait s'étendre sur plusieurs années, augmentant ainsi la complexité de cette affaire fiscale.







