Trois mois avant le début des élections municipales, la loi Gatel vient d'être promulguée, revalorisant les indemnités des élus locaux. Le principe demeure le même : plus la ville est grande, plus l'indemnité peut être élevée.
Avec cette revalorisation, les maires de 2026 bénéficieront de meilleurs émoluments qu'en 2020. Promulguée par Emmanuel Macron fin décembre, quelques semaines avant le premier tour des élections municipales, cette loi vise à améliorer les conditions de travail des élus, comme le souligne Le Parisien. Ces modifications visent à encourager l'engagement des élus face à une crise de vocation persistante.
Les petites communes, notamment celles de moins de 1 000 habitants, sont les principales bénéficiaires de cette réforme, avec une augmentation de 10 % du montant maximal de l'indemnité.
Le gouvernement précise que l'indemnité de fonction « n'est pas un salaire, mais une compensation », comme le rappelle le site des collectivités locales. Son montant est lié à l'indice terminal de l'échelle de rémunération de la fonction publique, fixé à 4 110,52 euros brut depuis le 1er janvier 2024.
Près de 6 000 euros pour les maires de très grandes villes
Pour 2026, un maire d'une petite commune de moins de 500 habitants touchera jusqu'à 1 155,05 euros brut, soit 28,1 % de ce montant. Ce taux augmente selon la taille de la commune : il est de 44,3 % pour les localités de 500 à 999 habitants, 58,3 % pour celles de 3 500 à 9 999 habitants, et jusqu'à 145 % pour un maire d'une ville de plus de 100 000 habitants.
Par exemple, le maire de Pau (78 000 habitants) pourra percevoir jusqu'à 4 521,58 euros. À Bourg-en-Bresse (42 000 habitants), le montant brut sera fixé à 3 699,47 euros.
Les adjoints au maire bénéficient de taux plus bas : par exemple, 10,89 % pour les communes de moins de 500 habitants et 72,5 % pour celles de plus de 200 000 habitants.
Les conseils municipaux doivent respecter une enveloppe indemnitaire globale, conformément aux directives gouvernementales. Ils peuvent moduler les indemnités dans les limites de cet enveloppe, rappelant ainsi l'importance de la gestion budgétaire au sein des instances locales.
En outre, les maires des grandes communes peuvent voir leur indemnité majorée sous conditions, mais ceux qui cumulent plusieurs mandats (par exemple, municipal et régional) ne peuvent percevoir plus de 8 897,93 euros par mois.







