Les gendarmes des Bouches-du-Rhône vont interroger le député LFI, Sébastien Delogu, après des révélations du Canard Enchaîné. Ce dernier est sous le feu des projecteurs pour des échanges de SMS avec un homme appréhendé à un point de vente de drogue. Dans ces messages, des références à des "colis" ont été rapportées, ce qui soulève des soupçons quant à sa relation avec le trafic de stupéfiants.
Selon BFMTV Marseille Provence, Delogu devra rapidement s’expliquer auprès des gendarmes pour clarifier cette affaire, qu'il qualifie de "calomnie". Il est crucial pour lui de répondre aux questions afin de mettre un terme à ces allégations.
Des adversaires politiques réclament des réponses
Cette situation a été immédiatement exploitée par ses concurrents politiques. Le Printemps marseillais, dont le maire sortant, Benoît Payan, est candidat à sa réélection, exige des explications de la part de Sébastien Delogu. Dans un communiqué, ils ont souligné que dans une ville marquée par le narcotrafic, tous les liens avec ceux-ci doivent être dénoncés.
Franck Allisio, candidat du Rassemblement national, n’hésite pas à exiger également des comptes. "Qui est ce dealer ?", s'interroge-t-il, demandant des précisions sur les livraisons évoquées dans les messages.
Malgré cette tempête, Sébastien Delogu continue sa campagne pour les élections municipales. Samedi 7 février, il a organisé une réunion publique dans les Quartiers Nord devant 400 personnes, où il a critique l'ancienne maire de secteur, Samia Ghali. "Je ne peux pas me la voir", a-t-il déclaré, selon un rapport de La Provence.







