L’arrêté anti-regroupement, mis en place à Pau depuis sept mois par l’ancienne équipe menée par François Bayrou, a récemment expiré, sans obtenir de prolongation de la part de la nouvelle municipalité. Cette décision a suscité de vives réactions de l'opposition qui la considère cruciale pour rétablir un climat de sérénité dans le quartier autour de la place d’Espagne.
Le dispositif, qui interdisait les regroupements de plus de deux personnes entre 10 heures et 20 heures, visait à lutter contre des actes de violence et de désordre constatés dans cette zone. Selon l'ancienne adjointe à la sécurité, Clarisse Johnson-Le Loher, et l’ancien adjoint au commerce, Thibault Chenevière, les commerçants et résidents se sont exprimés « à l’unanimité » en faveur du maintien de cette mesure. Cette dernière a été perçue comme un véritable outil pour la police municipale, facilitant ainsi son intervention et permettant d’apaiser le secteur. "La place d’Espagne avait retrouvé un climat plus apaisé", a déclaré Johnson-Le Loher.
Cette opposition à la non-reconduction de l'arrêté a été renforcée par des craintes exprimées par les habitants et les acteurs économiques de la région. Thibault Chenevière a ajouté, "Quel message envoie-t-on à ceux qui vivent ici et qui ont vu une réelle amélioration de leur quotidien ?".
Pour sa part, Jérôme Marbot, actuellement maire et ancien critique de cette mesure, avait exprimé son scepticisme quant à l’efficacité de l'arrêté, préconisant plutôt "d'autres solutions plus durables", comme la mise en place de brigades de proximité et d'éducateurs de rue. Interrogé par ICI Béarn Bigorre, il avait affirmé que "cet arrêté n'apportait pas une réponse satisfaisante à long terme". Ce revirement de situation a de quoi alimenter le débat sur les meilleures approches pour garantir la sécurité publique tout en préservant l’harmonie dans ce quartier emblématique de Pau.







