La victoire du Paris-Saint-Germain en Ligue des champions a provoqué une vague de célébrations dans de nombreuses villes, notamment à Orléans. Cependant, la fête a été assombrie par l'interpellation de huit personnes dans le Loiret. Le député Emmanuel Duplessy (Génération.s) a exprimé ses préoccupations quant aux méthodes utilisées par les forces de l'ordre, notamment l'usage de lacrymogènes.
Une célébration populaire ne doit jamais devenir une opération de dispersion généralisée
Dans un communiqué, Duplessy a décrit les célébrations à Orléans comme des "rassemblements festifs et populaires", déplorant néanmoins une fête "gâchée plutôt que sécurisée". Faisant référence à plusieurs témoignages, il a questionné "les méthodes employées" par les forces de sécurité. Il a appelé à une transmission d'informations claire et transparente sur les événements, notamment en s'adressant au préfet du Loiret.
Le député a souligné que "de nombreux témoignages font état d'une stratégie visant à évacuer rapidement l'espace public après le match, entraînant des tensions émotionnelles". L'utilisation de gaz lacrymogène dans des rues étroites a particulièrement été controversée. Duplessy a insisté sur le besoin de sécuriser les événements sans que ceux-ci se transforment en dispersion généralisée.
Huit interpellations sur l'ensemble du Loiret
Dimanche matin, Hugues Moutouh, le préfet du Loiret, a confirmé l'arrestation de huit individus suite aux débordements pendant les célébrations. Cinq arrestations ont eu lieu à Orléans et trois à Montargis. Bien qu'il ait assuré qu'aucun pillage n'avait été constaté, les réseaux sociaux laissent entrevoir des dégâts, comme des vitrines cassées et des trams endommagés.
Des témoignages évoquent également des blessés. Emmanuel Duplessy a mentionné un salarié de restaurant touché par des projectiles et a demandé des éclaircissements sur la santé d'une personne évacuée par les services d'urgence. Malgré l'affirmation du préfet qu'aucun blessé n'était à déplorer, ces déclarations suscitent des doutes et interrogent sur la gestion de ces festivités.







