L’éviction de Nice des épreuves de glace des JO d’hiver 2030 a suscité une réaction politique intense entre Éric Ciotti et Renaud Muselier, chacun pointant du doigt l'autre pour cet échec retentissant.
L'affrontement est désormais sur la place publique. Vingt-quatre heures après l'annonce du transfert des épreuves de glace vers Lyon, Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Éric Ciotti, tout nouveau maire de Nice, s'accusent mutuellement de la perte de cette occasion capitale pour la ville azuréenne. Par le biais de lettres échangées, les deux personnalités ressortent leurs griefs, cherchant à se dédouaner dans ce dossier délicat.
"Cette défaite est la vôtre"
Éric Ciotti a été particulièrement visé par les critiques de son prédécesseur. Dans une lettre adressée à Muselier le samedi 30 mai, il lui reproche d'être entièrement responsable de cet échec. "Cette défaite est la vôtre. Elle découle de vos décisions, de votre obstination, et de votre incapacité à faire évoluer votre position lorsque cela était encore envisageable."
Ciotti critique la défense obstinée par Muselier d'un projet visant à transformer temporairement l’Allianz Riviera en enceinte olympique pour le hockey sur glace. Il déclare que d'autres possibilités auraient pu être envisagées. "Malgré les alternatives proposées, les expertises et les scénarios viables fournis", regrette-t-il. Ce manque d'adaptabilité, ajoute-t-il, est à l'origine de la décision, comme le rapporte Le Progrès.
Muselier accuse Nice d’avoir fermé la porte
Un peu plus tôt, Renaud Muselier avait aussi répliqué avec une lettre cinglante. Pour lui, la décision du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver (Cojop) est directement liée au refus de la nouvelle administration niçoise de mettre l’Allianz Riviera à disposition pour les compétitions de hockey. "Les épreuves de glace ne quittent pas Nice par malchance ou par décision extérieure, mais parce qu'un choix politique a été fait", soutient-il, comme l'indique Franceinfo. Il conclut : "Elles quittent Nice parce qu'il y a eu un rejet d'une solution temporaire pour le hockey olympique."







