Peut-on vraiment savoir ce que l'on consomme ? Un récent sondage Ipsos révèle que non, et les Français ne cachent pas leur inquiétude face à l'opacité entourant l'origine de leurs aliments.
Saumons chargés de polluants, fraises saturées de pesticides, viande de cheval dissimulée dans des lasagnes – les scandales alimentaires se multiplient, et avec eux, la méfiance des consommateurs. Selon l'étude Ipsos, l'inquiétude concernant l'impact de l'alimentation sur la santé est désormais partagée par 64% des Français, en hausse par rapport aux 52% observés il y a sept ans.
Une préoccupation généralisée
Cette anxiété en matière de sécurité alimentaire touche un public de plus en plus large, y compris les jeunes de moins de 35 ans (65% d'entre eux se déclarent inquiets) et les cadres (46%) qui étaient auparavant plus confiants.
Des attentes de transparence accrue
Les Français réclament une totale transparence sur l'origine et le traitement des produits alimentaires. Il est noté que 47% des sondés souhaitent une traçabilité renforcée, suivie par le respect de l'environnement (40%) et la saisonnalité (43%). De plus, beaucoup regrettent l'absence d'étiquetage sur la présence de pesticides sur les emballages.
Une mobilisation citoyenne
Cette demande de sensibilisation ne date pas d'hier. Dernièrement, un collectif d'associations de consommateurs a lancé une pétition pour l'introduction de logos colorés afin d'identifier les aliments sains des produits de mauvaise qualité nutritionnelle. Une initiative qui souligne le besoin grandissant d'un système alimentaire plus transparent.
*Etude Ipsos réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 personnes interrogées entre le 13 et le 16 juin pour le compte d'Agri Confiance







