Ce samedi 30 mai, près de deux cents personnes se sont réunies sur le parvis de la gare de Clermont-Ferrand pour protester contre la menace qui pèse sur les petites lignes de train. Le mouvement, soutenu par une quarantaine d'associations d'usagers et d'organisations syndicales, vise à alerter sur la vulnérabilité du réseau ferroviaire.
Des lignes menacées de disparition
Thierry Nier, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, a lancé un avertissement : « Au rythme où vont les choses, on peut craindre que ces lignes, si rien n'est fait, puissent être complètement supprimées. » Il souligne l'importance de ces liaisons pour le tissu social et économique, en indiquant qu'elles répondent non seulement à un besoin de transport, mais aussi à des enjeux environnementaux. Selon lui, « il y a une appétence pour le train qui s'est largement exprimée ces derniers temps, et cela répond aussi à un besoin de revitalisation des territoires. » Pour garantir leur pérennité, le collectif demande une loi de programmation pluriannuelle de financement.
"C'est un manque d'intérêt"
En Auvergne, plusieurs lignes, notamment celle reliant Clermont-Ferrand à Thiers, sont particulièrement préoccupantes. Benjamin Rech, enseignant à Thiers et utilisateur quotidien de ce service, dénonce la dégradation des infrastructures. « C'est un manque d'intérêt de l'Etat à investir dans ces lignes », s'insurge-t-il. Malvoyant, Rech souligne que les transports en commun sont essentiels pour lui, car ils lui permettent de rester connecté avec sa famille et d'accéder à des lieux d'intérêt. Il regrette vivement la détérioration de la ligne, qui jouait un rôle crucial auparavant.
Cette mobilisation à Clermont-Ferrand reflète une préoccupation croissante concernant l'avenir des petites lignes de train, essentielles pour le développement durable et l'accès équitable aux transports en France. Les usagers espèrent que leur voix sera entendue et que des mesures seront prises pour préserver ces services vitaux.







