Dans la ville de Saint-Martin-d'Hères, la décision du tribunal de Grenoble, annoncée le 28 mai, de liquider le centre de santé l'Etoile, a suscité un désarroi profond parmi les patients. Fathia, une fidèle du centre, exprime son inquiétude : "Pour l'instant, je n'arrive pas à me projeter ailleurs, je n'arrive pas à intégrer le fait qu'il va fermer". Cette vague d'anxiété concerne près de 10 000 patients suivis par ce centre, qui devra rapidement trouver un nouveau médecin traitant.
Le tribunal a accordé un mois aux patients pour se préparer à cette rupture des soins, considérée comme essentielle afin d'éviter des conséquences trop brusques sur leur suivi médical.
Face à cette situation alarmante, Paul Saou, président du centre et conseiller municipal d'opposition, se veut déterminé : "L'idée est que l'activité se poursuive ici, car c'est un lieu accessible et adapté pour les patients". Cependant, la possibilité de relancer l'activité médicale dans ses locaux reste incertaine, et il n'est pas garanti que les praticiens actuels le suivent dans cette initiative.
David Queiros, le maire de Saint-Martin-d'Hères, souligne pour sa part que simplement maintenir l'immeuble ne suffira pas : "Si vraiment il tient à ce qu'un projet se mette en œuvre dans le quartier, est-il prêt à mettre à disposition son bien immobilier ?" Son inquiétude se fonde sur la nécessité de trouver rapidement une solution viable pour préserver l'accès aux soins.
Une recherche urgente de solutions
Le maire et le président du centre auront une réunion le 9 juin pour discuter de la suite des événements, dans l’espoir d’éviter que cette question de santé ne devienne un enjeu politique. La situation a déjà suscité l'intérêt de l'opposition, notamment de Paul Emmanuel Eyme, qui déclare : "Quand il le faut, la commune trouve des milliers d'euros pour des projets de solidarité, mais on n'arrive pas à trouver quelques milliers d'euros pour un centre de santé local". Cependant, tant les élus que les patients s'accordent sur un enjeu majeur : la nécessité d'une offre médicale accessible dans le quartier de Renaudie, qui est classé prioritaire.
Alors que la fermeture se profile, les souhaits de la communauté pour un accès continu aux soins demeurent une priorité. Quels que soient les défis à relever, tous les acteurs doivent unir leurs efforts avant le 28 juin pour apporter une réponse durable à cette crise sanitaire.







