"Le service public ne devrait pas soutenir un État qui commet des actes jugés inacceptables", a affirmé Thomas Portès, faisant référence au concours de l'Eurovision qui commence ce 12 mai. Cette déclaration intervient dans un climat déjà tendu lié au conflit à Gaza.
Il a ajouté : "Maintenir Israël sur scène n’a aucune neutralité", une remarque relayée par LCP. Le député a clairement exprimé :
"Nous demandons que France Télévisions n'assure pas la diffusion de l'Eurovision tant que l'État israélien est présent dans ce concours"
La polémique autour de la participation d'Israël ne date pas d'hier et a pris de l'ampleur depuis les hostilités au Moyen-Orient. Des pays comme l'Espagne, l'Irlande, l'Islande, les Pays-Bas et la Slovénie ont déjà décidé de boycotter le concours, remettant ainsi en question la notion de divertissement dans un contexte aussi lourd. La guerre actuelle influence bien plus que la simple scène artistique.
Des manifestations à Vienne
Face à cette situation, l'organisation de l'Eurovision a choisi de maintenir Israël, attirant ainsi des accusations sur son intégrité et son impartialité. Il est intéressant de noter qu'après l'exclusion de la Russie en raison de la guerre en Ukraine, l'organisation se retrouve dans une situation controversée.
Plus de mille artistes, tels que Peter Gabriel et les membres de Massive Attack, ont exprimé leur désaccord, comme l'a rapporté la CGT du Spectacle en France.
À Vienne, des manifestations pro-palestiniennes et pro-israéliennes sont prévues, créant ainsi un contexte électrisant pour la première demi-finale, qui se déroulera sous haute sécurité avec des centaines de policiers mobilisés pour éviter tout débordement. Plus de 166 millions de téléspectateurs sont attendus pour cet événement, ce qui souligne l'importance de la télévision dans la culture politique actuelle.







