Les États-Unis, dans leur quête de données sur leurs opposants politiques, n'hésitent pas à franchir des frontières. Le DHS a cherché à se procurer des informations de localisation et d'activité sur un Canadien, dénonçant les actes de l'administration Trump et de l'ICE. Étonnamment, cet individu n'a pas mis les pieds aux États-Unis depuis plus d'une décennie, ce qui soulève de sérieuses préoccupations juridiques.
L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a vivement critiqué ce type de procédure, qu'elle considère comme un détournement des processus administratifs habituels, permettant au gouvernement d'accéder à des données qu'il serait normalement incapable d'obtenir.
La méthode employée par le DHS consistait en une "convocation douanière", initialement destinée à des enquêtes relatives aux importations, mais ici utilisée pour surveiller des critiques. Fait intéressant, Google a choisi d'informer le Canadien affecté, malgré l'existence d'une clause de non-divulgation.
Une loi des années 30 utilisée?
Les avocats de l'individu concerné, comme l'indique Wired, soutiennent qu'aucune opération d'importation ou d'exportation n'a été réalisée entre septembre 2025 et février 2026, période visée par la demande de données. Ils supputent que la véritable motivation de cette action repose sur ses critiques en ligne des forces de l'immigration, notamment après les événements tragiques impliquant des agents en janvier dernier.
De plus, Ars Technica rapporte que, sous l'administration Trump, le DHS a fréquemment utilisé des convocations douanières pour identifier des citoyens critiquant ses agents. Après une plainte d'un utilisateur anonyme, une convocation a été annulée, mais rapidement remplacée par une citation devant un grand jury, illustrant l'agressivité croissante de ses méthodes.







