La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a agi rapidement après la diffusion, le 4 mai, d'une image truquée par intelligence artificielle sur la chaîne CNews. L'image, prétendument issue d'une couverture du magazine Closer, montrait Braun-Pivet aux côtés de l'ex-ministre Najat Vallaud-Belkacem. Cependant, cette Une était entièrement fabrication numérique.
Dans l'émission "L'Héure des pros", animée par Pascal Praud, le journaliste a commenté cette fausse Une, incitant à des analyses sur la dentelle politique, mais sans avoir vérifié son authenticité. Il a été critiqué pour son manque de prudence, comme le souligne l'expert politique Thomas Bonnet, qui a déclaré "C'est un outil pour Braun-Pivet de montrer son alignement avec la gauche en s'associant à Vallaud-Belkacem".
Une saisie immédiate de l'Arcom
Face à cette situation, Braun-Pivet a réagi sur les réseaux sociaux, exprimant son indignation : "Sur @CNEWS, Pascal Praud relaie en direct une fausse 'une' de Closer générée par IA, sans la moindre vérification préalable. Face à la désinformation, nous avons tous une responsabilité, les médias en première ligne. Je saisis l'Arcom immédiatement".
Elle a également ajouté : "Regardez les images, je ne ressemble pas à ça !" Soulignant que la frontière entre vérité et mensonge est de plus en plus floue. La présidente insiste sur l'importance pour les médias de privilégier la vérification des informations avant leur diffusion.
Pascal Praud a rapidement présenté ses excuses sur Twitter : "Madame Braun-Pivet a raison. Mea culpa. J’ai rectifié en direct peu après pour préciser que cette fausse Une de Closer était générée par l'IA".
Cette polémique soulève des questions critiques sur l'utilisation d'outils d'IA dans le journalisme contemporain, une inquiétude partagée par plusieurs observateurs, notamment le site d'actualités Midi Libre, qui a récemment parcouru les enjeux de la désinformation à l'ère numérique.
À noter que bien que Braun-Pivet et Vallaud-Belkacem aient effectivement participé à un événement ensemble, les visages sur cette image générée n'étaient pas fidèles à la réalité, une situation d'autant plus préoccupante dans le contexte actuel où la véracité des informations est essentielle.







