Khaled Mechaal, une figure éminente du Hamas, a récemment réaffirmé lors d'une conférence à Doha que le mouvement palestinien ne se désarmera pas, malgré les appels lancés par Israël et les États-Unis pour un désarmement. « Criminaliser la résistance, ses armes et ceux qui l'ont menée est quelque chose que nous ne devrions pas accepter », a-t-il déclaré, soulignant que l'armement du Hamas est essentiel à la lutte contre l'occupation israélienne.
« Tant qu'il y a une occupation, il y a de la résistance. C'est un droit pour les peuples opprimés », a-t-il ajouté, insistants sur le fait que la fierté nationale des Palestiniens est intrinsèquement liée à leur lutte. Face à un plan de paix proposé par l'ancien président américain Donald Trump, qui inclut le désarmement des groupes armés, Mechaal a clairement indiqué que le désarmement du Hamas serait une ligne rouge.
« Gaza appartient aux habitants de Gaza »
Le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007, a catégoriquement rejeté toute forme de tutelle étrangère. Selon des sources d'actualité, le mouvement conserverait environ 20 000 combattants et un arsenal conséquent. Mechaal a appelé le Conseil de la paix à adopter une approche équilibrée pour aider à la reconstruction de Gaza tout en déplorant toute intervention extérieure.
« Les Palestiniens doivent être gouvernés par des Palestiniens », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que « Gaza appartient aux habitants de Gaza et à la Palestine ». Ses propos ont suscité des échos dans la communauté internationale, certains experts soulignant que tant que la question de la souveraineté n'est pas résolue, la paix restera fragile. Des analystes expriment également des craintes quant à l'avenir du territoire, ruinée par des années de conflit.
Khaled Mechaal, qui dirigeait le bureau politique du Hamas pendant plus d'une décennie, pourrait retrouver des rôles de leadership bientôt alors que le mouvement se prépare pour des élections internes, selon des informations rapportées par l'Agence France Presse (AFP).







