Kirsty McCord, une Écossaise de 52 ans, a récemment reçu un diagnostic alarmant : une tumeur cérébrale associée à un médicament contraceptif qu'elle utilise depuis l'âge de 18 ans. Ce traitement, le Depo-Provera, qui avait été décrit comme "miraculeux" par les médecins à l'époque, pourrait avoir de lourdes conséquences sur sa santé.
Après avoir utilisé cette méthode contraceptive pendant plus de trente ans, Kirsty a subi une grave crise d'épilepsie en février 2025, ce qui l'a poussée à demander un examen par IRM. Les résultats ont révélé un méningiome, une tumeur non cancéreuse localisée dans son crâne, accompagnée d'un kyste. Son témoignage a été relayé par Daily Record.
"Cela a bouleversé ma vie"
"Apprendre que j’avais une tumeur au cerveau a été un choc énorme. Cela a bouleversé ma vie", confie Kirsty. Elle n'avait jamais établi de lien entre le médical et son état jusqu'à ce que sa mère soulève la question lors d'une consultation. "Mon médecin n’a pas pu confirmer si le Depo-Provera était la cause de ma tumeur", déplore-t-elle.
Kirsty souligne qu’elle n’a jamais reçu d'informations claires sur les effets secondaires de ce médicament. "J’avais des règles douloureuses, et ça m’a aidée. Maintenant, j’ai peur que ça s’aggrave ou que d'autres tumeurs apparaissent. Mon fatigue est constante; je n’aurai plus jamais le même niveau d’énergie qu’avant", explique-t-elle.
En juillet dernier, Kirsty a dû subir une intervention chirurgicale invasive pour retirer partiellement la tumeur. "On me vendait le Depo-Provera comme un médicament miracle, pratique. C’est scandaleux de prescrire un traitement sans avertir des risques potentiels", ajoute-t-elle. "Les femmes doivent être pleinement informées. Pfizer doit être tenu responsable".
Une étude alarmante sur les risques associés
Kirsty McCord n’est pas seule dans son épreuve. Elle fait partie d'un groupe de 150 femmes en Écosse qui intentent une action en justice contre Pfizer. Une étude de 2024, publiée dans le British Medical Journal, révèle que les femmes ayant utilisé le Depo-Provera ont cinq fois plus de risques de développer un méningiome que celles n’ayant jamais utilisé ce contraceptif.
Patrick McGuire, avocat représentant ces femmes, a déclaré : "Ce que Kirsty a vécu est inacceptable. Être prescrit un médicament pendant si longtemps sans avertissement sur les effets secondaires est scandaleux. Nous veillerons à ce que Pfizer soit tenu responsable".
Un représentant de Pfizer a répondu que la sécurité des patients est une "priorité absolue", assurant qu'ils effectuent une surveillance continue de tous leurs médicaments et en collaboration avec les autorités sanitaires globales.







