L'Iran a intensifié les hostilités en réponse aux frappes américaines en lançant 12 missiles balistiques visant une base aérienne en Jordanie. Les répliques incluent aussi des drones attaquant des installations militaires au Koweït et à Bahreïn. Ce jeudi 11 juin, les événements s'accélèrent au cœur des conflits au Moyen-Orient.
6 h 35 – L'Iran dit avoir visé un centre de commandement américain en Jordanie
Les Gardiens de la Révolution, l'élite militaire d'Iran, ont déclaré avoir effectué des tirs de missiles balistiques sur un complexe militaire américain en Jordanie, évoquant une « opération punitive contre l’agresseur ». Selon leurs dires relayés par l'agence Tasnim, ces attaques auraient ciblé « la base aérienne d’Al-Azraq et son centre de contrôle, avec un impact destructeur sur de nombreux appareils de combat ».
6 h 30 – Le Koweït ferme son espace aérien en raison des attaques iraniennes
L'autorité de l'aviation civile du Koweït a annoncé la « fermeture temporaire de l'espace aérien » en réaction aux attaques d'Iran. Ce décret vise à prévenir tout risque pour le trafic aérien, comme l’a précisé un communiqué officiel. Il témoigne des menaces croissantes dans la région.
L’actualité de la nuit
- Les États-Unis ont frappé à l'aube avec de nouveaux bombardements ciblant des installations en Iran, exacerbant les tensions. En réponse, l'Iran a promis des représailles, notamment en menaçant de frapper tous les navires dans le détroit d'Ormuz, route stratégique pour le commerce mondial du pétrole, comme rapporté par plusieurs médias locaux.
- Le président américain, Donald Trump, a accusé l'Iran de jouer sur les délais lors des négociations visant à mettre fin au conflit. « Nous étions sur le point de finaliser un accord, mais ils continuent de tourner en rond, ils se moquent de nous », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse mercredi.
- En furie après les récentes frappes, les Gardiens de la Révolution ont mené des attaques par drones ciblant les bases militaires d'Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït, ainsi que celle de Sheikh Isa à Bahreïn. Ces escalades sont vivement surveillées par les analystes géopolitiques, qui s’inquiètent des éventuelles répercussions régionales.
- Téhéran insiste sur le fait que toute tentative de traversée par le détroit d'Ormuz sera perçue comme une provocation, mettant ainsi en péril un passage fondamental pour l'économie mondiale.







