Mardi, des milliers d'enseignants mexicains en grève ont brièvement interrompu le principal accès au stade Aztèque de Mexico, où se tiendront jeudi la cérémonie et le match d'ouverture de la Coupe du monde de football. Cette action vise à accroître la pression sur le gouvernement, selon des sources locales.
Pour éviter toute escalade, les autorités ont déployé un important dispositif policier, incluant des barrières en béton et une remorque stratégique, afin de bloquer le cortège des manifestants. Cette tactique préventive a permis de maintenir l'ordre avant les célébrations du Mondial, qui marquent le début du tournoi disputé entre le Mexique et l'Afrique du Sud.
Les enseignants, ayant exprimé leurs intentions d'atteindre le stade, ont finalement décidé de quitter les lieux calmement après une réunion publique, sans incident notoire. Pablo Vázquez, le secrétaire à la Sécurité de la capitale, a déclaré : "L'expression des membres du corps enseignant s'est déroulée de manière pacifique."
Cette mobilisation est orchestrée par un groupe dissident du syndicat de l'éducation, la CNTE, qui revendique des hausses de salaires et l'abrogation d'une réforme des retraites jugée inacceptable. Malgré des avancées qui, selon le gouvernement, améliorent les conditions de travail, les enseignants restent insatisfaits. "Le gouvernement a apporté certaines réponses, mais elles ne nous satisfont pas," a partagé Angel Villalobos, un des manifestants, à l'AFP.
D'autres manifestants, tels que Austreberto Flores, ont réaffirmé la détermination collective : "La lutte continue." En plus des manifestations près du stade, un campement a été installé non loin du Zocalo, où une zone pour les supporters a été aménagée. Un appel à manifester a été lancé pour le jour du match d'ouverture.
La présidente Claudia Sheinbaum a qualifié ces récentes actions de "provocation", insinuant qu'elles visent à ternir l'image du pays à l'occasion de cet événement mondial. "Nous considérons cela comme une provocation destinée à dire : +Regardez comme la situation est mauvaise au Mexique,+" a-t-elle insisté lors de sa conférence quotidienne. Malgré l'existence de nombreux défis sociaux, elle a rejeté l'idée d'un mécontentement généralisé et a assuré la tranquillité de la célébration à venir.
Claudia Sheinbaum a également précisé qu'elle n'assisterait pas à la cérémonie d'inauguration au stade Aztèque, mais pourrait se rendre dans la zone réservée aux supporters, en attendant de voir l'évolution de la situation avec les enseignants.







