Un jeune homme de 19 ans comparaît devant la cour d’assises pour mineurs de Moselle à partir de ce mardi 2 juin 2026, accusé d’agressions sexuelles et de viols sur ses cousines et camarades de classe, des actes commis entre 2013 et 2023.
Ce mardi, à Metz, un homme de 19 ans répondra devant la justice de multiples accusations relatives à des viols et agressions sexuelles sur sept jeunes filles de son entourage. Les plus anciens des faits auraient eu lieu alors qu'il n'avait que six ans. Le procès, qui se déroule à huis clos, se tient devant la cour d'assises pour mineurs de Moselle jusqu'à vendredi. Ce dernier, né en 2007, était toujours mineur lors des actes évoqués, qui se sont matérialisés dans diverses communes de Lorraine entre janvier 2013 et octobre 2023.
Il est notamment reproché d'avoir agressé sexuellement ou violé alors qu'il n'était qu'un enfant, deux de ses cousines, nées en 2007 et 2012. Ces abus auraient perduré jusqu'en 2019, souvent accompagnés de violence physique, tel que des gifles, des pincements, voire des menaces avec un couteau. En 2022, une camarade de classe l'a accusé de l'avoir suivie après les cours et de lui avoir imposé des attouchements.
« Les prémices d'un trouble psychopathique »
Une autre camarade aurait également subi des caresses non consenties alors qu'elle était à moitié endormie chez des amis. Trois anciennes petites amies, nées entre 2005 et 2008, ont également témoigné, se constituant partie civile au procès. Elles dénoncent des rapports sexuels forcés, souvent sous la contrainte, accompagnés de menaces de réputation ou de divulgation de photos compromettantes. L'usage de couteaux ou de rasoirs, ainsi que des violences physiques, ont également été signalés lors de ces agressions.
Ce dossier a pris une tournure judiciaire en octobre 2023, lorsque l'une des cousines, ayant brisé des années de silence, a révélé les faits au cours d'une évaluation psychiatrique. L'enquête a révélé que l'accusé a grandi dans un milieu familial qualifié de « pathologique » par des experts. Des témoignages indiquent qu'il aurait été exposé, dès son jeune âge, à des comportements sexuels inappropriés, ce qui aurait pu affecter son développement psychologique.
Les experts relèvent une grande colère chez le jeune homme, souvent attribuée à son enfance tumultueuse. Ils soulignent un « manque d'empathie » et un « déni des droits fondamentaux d'autrui », pointant vers une possible psychopathologie qui requiert une attention particulière.
Une consommation excessive de contenus pornographiques a également été révélée au cours de l'enquête. L'accusé, cependant, nie les faits et affirme ne ressentir ni honte ni culpabilité, ce qui laisse présager des enjeux psychologiques et sociaux cruciaux autour de son traitement. Cette affaire soulève des questions importantes sur la protection de l'enfance et la responsabilité des adultes dans la prévention des abus.
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