L'État hébreu lance de nouvelles offensives sur Beyrouth et le sud du Liban, intensifiant ainsi son conflit avec le Hezbollah. La France exprime son indignation, déclarant que « rien ne justifie une telle escalade majeure ».
Les hostilités se poursuivent au Liban. Ce lundi 1er juin, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné d'intensifier les frappes sur la capitale libanaise, visant directement le Hezbollah. Ces bombardements ont déjà causé plusieurs blessés et des pertes humaines, alors que l'Iran appelle à un cessez-le-feu visant à établir un dialogue pacifique avec les États-Unis.
Ces nouvelles offensives israéliennes interviennent après la prise de la forteresse stratégique de Beaufort, un symbole de l'occupation israélienne lors de la Première Guerre du Liban, suscitant des réactions vives, notamment celle du président français Emmanuel Macron, qui a affirmé sur X que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban ».
À l'initiative du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, un conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni ce lundi 1er juin. Barrot a souligné que bien que l'on reconnait le droit d’Israël à se défendre contre les attaques du Hezbollah, « rien ne justifie la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation croissante ». Ces commentaires ont été rapportés par Ici Beyrouth.
Perspective de paix encore lointaine
Les frappes israéliennes s'opposent au cessez-le-feu engagé le 17 avril 2026. Toutefois, les autorités israéliennes justifient ces actions par la menace des milliers de missiles tirés par le Hezbollah, qualifiant cette opération militaire d'indispensable face à ce qu'elles considèrent comme un groupe terroriste. Israël exhorte également la population à évacuer certaines zones pour minimiser les pertes civiles.
De leur côté, les États-Unis ont procédé ce week-end à des frappes « défensives » dans le sud de l'Iran, interrompant les négociations avec Téhéran et éloignant davantage la perspective d'une désescalade dans cette région déjà en proie aux tensions.







