Ce lundi, l'Iran a clairement indiqué que toute tentative d'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient demeure conditionnée à un cessez-le-feu au Liban. Ce dernier est devenu le théâtre de frappes israéliennes ciblant des positions du Hezbollah, un proche allié de Téhéran. Selon l'agence de presse Tasnim, les négociations avec Washington sont suspendues, invoquant les "crimes" persistants d'Israël dans la région, ce qui a entraîné une hausse significative du prix du pétrole.
Les marchés pétroliers, qui espéraient une résolution rapide des tensions, constatent avec inquiétude que la normalisation des exportations d'hydrocarbures du Golfe par le détroit d'Ormuz s'éloigne. À 16h05 (heure de Paris), le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a enregistré un bond de 6,60 % pour atteindre 97,13 dollars. Son homologue américain, le West Texas Intermediate, a quant à lui grimpé de 7,62 % pour atteindre 94,02 dollars.
Les analystes s'inquiètent
Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, prédit que le risque d'interruption des négociations est sérieux. Les questions relatives à l'accord nucléaire ne semblent pas près d'être résolues, Donald Trump ayant récemment réaffirmé via Truth Social que tout projet d'accord stipule clairement que l'Iran ne pourra pas accéder à une arme nucléaire.
Vers une pénurie d'offre ?
De son côté, l'Iran a maintenu que son programme nucléaire ne serait pas en discussion pour le moment. Tandis que les tensions continuent d'escalader, l'armée koweïtienne a signalé des interceptions de missiles et de drones "hostiles". Parallèlement, Washington a confirmé avoir abattu deux missiles iraniens ciblant ses forces dans la région.
Selon un récent avertissement du directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, le marché pétrolier pourrait se diriger vers une "zone rouge", avec des pénuries d'approvisionnement prévues en "juillet ou août" si le conflit au Moyen-Orient perdure sans solution durable.







