Washington maintient que tout accord de paix sera conditionné par le respect de ses lignes rouges. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a déclaré ce samedi que les États-Unis étaient "tout à fait capables" de reprendre les hostilités contre l'Iran "si nécessaire", assurant que les ressources militaires sont prêtes pour un tel scénario. Cela fait suite à des semaines de pourparlers indirects entre Téhéran et Washington visant à une résolution durable du conflit au Moyen-Orient, bien que des récents affrontements aient relancé les tensions.
Des sources à Washington ont suggéré la mise en place d'une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu, mais les discussions sont bloquées sur plusieurs points critiques. L'ancien président Donald Trump a affirmé sur son réseau social, Truth Social, que "l'Iran doit accepter de renoncer à toute ambition nucléaire" et a exigé la destruction de son stock d'uranium hautement enrichi. Une source à la Maison-Blanche a précisé que Trump ne signerait un accord que si celui-ci était bénéfique pour les États-Unis et respectait ses fondamentaux.
En réponse, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré que les échanges se poursuivent mais a insisté sur le fait que le dossier nucléaire serait discuté ultérieurement, après la signature du protocole en cours de négociation. La situation dans le détroit d’Ormuz fait également l’objet de vives préoccupations, Baghaï affirmant que seuls l'Iran et Oman devraient décider de sa gestion. Trump, de son côté, a exigé que le détroit soit ouvert immédiatement et a exhorté l'Iran à le déminer.
Samedi dernier, les États-Unis ont neutralisé un navire commercial tentant de rejoindre un port iranien dans le cadre de leur blocus. Par ailleurs, l'Iran appelle à un cessez-le-feu généralisé, en particulier au Liban où son allié, le Hezbollah, est engagé dans des conflits avec Israël. Une trêve est en vigueur depuis le 17 avril, bien qu'elle ne soit pas respectée.
À Téhéran, les habitants sont las de ces échanges de menaces au milieu de négociations diplomatiques. "Ces discours visent surtout à satisfaire leurs bases, il est difficile de savoir qui dit la vérité", commente Ali, un habitant de 49 ans, reprochant aux deux camps une opacité persistance. Ces événements renforcent la dynamique complexe du Moyen-Orient, où les intérêts divergents continuent de provoquer des escalades imprévisibles.







