Une confrontation violente avec les « grands » du quartier a conduit à ces événements tragiques. Le 7 mars 2024, les accusés étaient en quête de revanche après qu'un individu local aurait volé une quantité importante de résine de cannabis à un réseau de Mérignac. Philippe Ngan Ostaghe a avoué avoir rejoint cette expédition contre une somme de 200 euros, tandis que ses coaccusés affirment avoir agi sous pression.
Aux caméras de surveillance de l’autoroute et du parking du Super U de Castelmoron-sur-Lot, les mouvements des accusés ont été scrutés, collectant suffisamment de preuves pour établir leur rôle dans l’enlèvement.
Une fois en prison, les plaidoiries de chacun révèlent un schéma contradictoire qui laisse planer le doute sur leur responsabilité. La majorité des accusés insistent sur le fait qu'ils n'ont pas participé aux violences infligées à Nabil, un point que l’avocat général a dénoncé, signalant que les nombreuses versions apportées par les accusés soulèvent des questions de crédibilité.
Leurs déclarations de rester dans le véhicule ou de veiller sans intervenir sont peu convaincantes pour la défense de Nabil, qui fustige une lâcheté inacceptable.
« On ne ferait même pas ça à un chien. C’est inhumain », plaide un avocat de la victime.
Une agression inacceptable
Antoine Chambolle, représentant des parties civiles, dénonce l’indifférence des accusés face à la souffrance de leur victime, laissée pour morte dans un bois sombre. Il a exprimé son indignation face à leurs différences d’approche, affirmant que la purge des responsabilités est essentielle dans cette tragédie.
Louise Fontaine, avocate de la famille de Nabil, argue qu’aucune preuve tangente ne soutient l’hypothèse d’un jeu de règlements de comptes, soulignant le drame humain impliqué. Nabil, qui a subi de multiples traumatismes, a prolongé son séjour dans le coma, laissant sa famille dans l’angoisse d’un stress post-traumatique.
Les juges rendront leur verdict ce mercredi.







