Un navire de croisière, le MV Hondius, se retrouve immobilisé dans l'Atlantique en raison d'un foyer d'hantavirus, entraînant l'évacuation de trois personnes via le Cap-Vert. Les passagers se dirigent ensuite vers les îles Canaries, où l'arrivée est prévue d'ici trois à quatre jours, selon les autorités espagnoles.
Parmi les victimes, un couple néerlandais et une Allemande ont tragiquement succombé, comme l’a rapporté l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le navire, en provenance d'Ushuaïa (Argentine), comptait au départ 88 passagers et 59 membres d’équipage de diverses nationalités.
Actuellement, le MV Hondius est ancré près de Praia, la capitale cap-verdienne, et les autorités locales veulent procéder à l'évacuation des trois cas suspects dans les prochaines heures. Ann Lindstrand, représentante de l'OMS au Cap-Vert, a précisé que ces trois personnes, dont deux membres d'équipage montrant des symptômes, sont dans un état stable et ne nécessitent pas d’hospitalisation immédiate.
Les membres d'équipage étaient identifiés comme étant britanniques et néerlandais, tandis qu'une passagère ayant développé une légère fièvre avait été en contact rapproché avec un patient. Il convient de rappeler que l'hantavirus peut provoquer des symptômes respiratoires aigus.
Dès les premières évacuations, le MV Hondius mettra le cap sur les îles Canaries, comme l’a noté le ministère espagnol de la Santé, bien que le port de destination n’ait pas encore été défini. Les personnes à bord seront examinées de manière approfondie dès leur arrivée.
Par ailleurs, il a été signalé qu’en raison d'une "demande officielle" des Pays-Bas, le médecin du navire, qui est dans un état critique, sera transporté aux Canaries par avion médicalisé.
Le croisiériste Oceanwide Expeditions a déclaré qu'"aucun nouveau cas symptomatique" n’avait été détecté à bord, mais que les deux victimes nécessitant des soins d'urgence, ainsi que la personne au contact d'un des passagers décédés, seront rapatriées vers les Pays-Bas à une date indéterminée.
Concernant la transmission du virus, l’OMS a évoqué qu’il est probable que les infections initiales soient survenues en dehors du navire, avec ensuite des cas de transmission interhumaine. Maria Van Kerkhove, responsable de la prévention des épidémies à l'OMS, a rassuré le public en affirmant que le risque général reste faible et que l’hantavirus ne se propage pas comme la grippe ou le Covid-19. Cependant, l'organisation a confirmé deux décès liés à cette infection, dont une passagère néerlandaise de 69 ans, et d’autres cas suspects sont en cours d'investigation.
Malgré tout, les autorités argentines ont effectué des contrôles rigoureux avant le départ du navire, jugeant peu probable une infection sur le sol argentin. Le séquençage en cours en Afrique du Sud devrait permettre d’identifier le variant du virus, alors que l’hypothèse de travail se concentre sur un hantavirus des Andes, documenté pour sa transmission limitée entre individus.







