L'été 2025 a été marqué par la perte tragique de 21 adolescents, souvent victimes de baignades dans des eaux non surveillées, alors qu'une chaleur précoce s'est abattue sur la France.
Entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, on a recensé 1.418 noyades à travers le pays, dont 409 ont été mortelles, y compris 57 enfants et adolescents, selon les données publiées par Santé publique France. Comparé à l’été précédent, ces chiffres montrent une augmentation de 14 % des noyades et de 16 % des décès. Cette tragédie a particulièrement touché les jeunes, avec 21 adolescents (âgés de 13 à 17 ans) perdant la vie cet été, contre 10 en 2024.
Près de 60 % des jeunes victimes se sont noyés dans des cours d'eau ou des plans d'eau, tandis que 20 % des décès ont été enregistrés dans des piscines privées. Pendant la période de canicule allant du 19 juin au 8 juillet, 355 noyades ont été comptabilisées, représentant une augmentation significative de 135 % par rapport à l’année précédente, dont 106 ont été fatales.
Une canicule précoce augmente les risques
L'été 2025 a été qualifié de troisième été le plus chaud depuis 1900, par Météo France, avec des températures dépassant les 35 degrés sur une grande partie du territoire. Ces conditions climatiques ont probablement conduit à une augmentation du nombre de personnes se dirigeant vers les lieux de baignade avant même le démarrage de la saison de surveillance.
Les jours de vigilance canicule, notamment les week-ends et pendant les vacances, le nombre de noyades a sensiblement augmenté, illustrant la nécessité d'une sensibilisation accrue à la sécurité aquatique. Bien que le nombre total de noyades ait été particulièrement tragique, 46 % des décès ont été concentrés dans quatre régions : Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes, des zones notoires pour leur afflux touristique et pour le nombre élevé de piscines privées.
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