La proportion d'élèves du secondaire ayant expérimenté la cigarette électronique a grimpé, passant de 35,1 % à 46 % entre 2014 et 2024, selon une récente étude de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), rendue publique le 29 avril.
En particulier, l'utilisation quotidienne des cigarettes électroniques chez les lycéens a connu une hausse significative, passant de 2,8 % à 6,8 % entre 2018 et 2024, selon l'OFDT. Ce phénomène concerne aussi bien les filles que les garçons.
Bien que les lycéens consomment de moins en moins de tabac traditionnel depuis une quinzaine d'années, ils sont en revanche de plus en plus nombreux à adopter le vapotage. L'OFDT déclare que cela reflète "un marketing qui cible la jeunesse". En détail, 46 % des jeunes ont déjà essayé les cigarettes électroniques en 2024, contre 35,1 % dix ans plus tôt. Ce phénomène est plus marqué chez les filles, avec 48,7 % d'entre elles ayant testé le vapotage, contre 43,2 % des garçons. À l'inverse, la proportion de collégiens ayant tenté l'expérience a diminué, passant de 26,8 % à 19 % sur la même période.
Les lycées professionnels plus touchés
L'étude met également en lumière une nette disparité entre les lycées professionnels (LP) et les lycées d'enseignement général et technologique (LEGT). Entre 2015 et 2024, la part des lycéens ayant expérimenté le vapotage a grimpé de 36,8 % à 58,7 % dans les LP, contre une augmentation plus modeste de 34,2 % à 41,5 % dans les LEGT. La consommation quotidienne suit une tendance similaire, avec 11,1 % des lycéens professionnels et 5,3 % des lycéens généraux concernés.
Les "puffs", ces cigarettes électroniques jetables récemment interdites à la vente, ont contribué à l'essor du vapotage parmi les jeunes. L'OFDT signale que 39,4 % des lycéens les ont utilisées, et parmi ceux qui ont essayé le vapotage, 85,5 % l'ont fait par ce biais. En outre, il est important de noter que l'usage de la cigarette électronique isolément, sans consommation de tabac, est en forte augmentation, avec une progression de 0,8 % à 4 % entre 2018 et 2024, alors que le nombre de lycéens fumant uniquement des cigarettes traditionnelles a chuté, passant de 15,5 % à 2,9 %.







