Le chancelier allemand et sa coalition gouvernementale font face à de vives critiques, accusés d'être incapables d'initier des réformes nécessaires pour redynamiser une économie en phase critique. Un sondage récent, diffusé le 28 avril, révèle que le parti d'extrême droite AfD remporte des suffrages importants, tandis que la popularité du chancelier conservateur, Friedrich Merz, atteint un niveau alarmant avec seulement 15 % d'approbation.
Depuis plus de trois ans, l'Allemagne traverse une période économique difficile, exacerbée récemment par une révision à la baisse des prévisions de croissance dues à des facteurs tels que la crise énergétique. Les critiques s'accumulent, tant du côté des conservateurs que des sociaux-démocrates, concernant l'absence de mesures concrètes pour résoudre ces problèmes. Le magazine Le Monde évoque même un climat de mécontentement général face à la stagnation politique.
Selon l'enquête Forsa RTL/ntv, 27 % des personnes interrogées se disent favorables à l'AfD, dépassant ainsi la CDU/CSU de Merz, qui ne compte que 22 %, et le SPD, son partenaire gouvernemental, qui stagne à 12 %. Au sein des sondages, une majorité écrasante de 83 % des répondants se disent insatisfaits du travail effectué par Merz jusqu'à présent.
Parallèlement, l'institut Insa place Merz au 20e rang en matière de popularité parmi les figures politiques influentes, tandis que la cheffe de l'AfD, Alice Weidel, le devance au 8e rang. La coalition CDU/CSU et SPD, initialement formée par manque de majorité stable après les élections de février 2025, éprouve des tensions internes croissantes autour des réformes à mener. Ces dissensions créent un climat de confusion qui affecte leur image auprès des électeurs.
Ce climat préélectoral est d'autant plus fragile que certaines voix au sein de la CDU, comme celle de Christian von Stetten, soulignent que la coalition risque de ne pas tenir toute sa durée législative. Il affirme que « les conservateurs et les sociaux-démocrates ne s'entendent pas », comme rapporté par le journal Bild.
À quelques mois des élections régionales dans l'Est de l'Allemagne, où l'AfD semble dominer les sondages, les inquiétudes se multiplient. L'AfD, jouissant d'une popularité en forte hausse, frôle des niveaux que Merz avait atteints lors des précédentes législatives. Cependant, malgré sa croissance, aucun autre parti n'ose encore envisager une alliance avec ce groupe, dont le discours est souvent perçu comme trop radical.







