Des polluants dits « éternels » ont été détectés dans la source d’eau minérale Parot à Saint-Romain-le-Puy, dans la Loire, ainsi que dans deux forages produits sous la marque Perle, à Vals-les-Bains, en Ardèche.
La préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes a révélé vendredi 24 avril 2026 que des traces de PFAS, des substances chimiques stables et potentiellement nuisibles, avaient été retrouvées dans ces trois sources. En conséquence, les exploitants ont choisi de suspendre leur activité.
La source Parot, localisée à Saint-Romain-le-Puy, et les forages de la marque Perle, ont vu leur exploitation stoppée par la société Sources Alma, l’un des leaders du marché français des eaux en bouteille, connu pour des marques telles que Cristaline et Saint-Yorre. Selon une information rapportée par Ici Saint-Etienne Loire, la pollution dépasse les normes autorisées.
Au total, 35 sources ont été inspectées dans la région en 2025. La préfecture a déclaré que la détection de PFAS a conduit à une surveillance accrue. Ainsi, des mesures de sécurité ont été rapidement mises en place pour protéger la santé des consommateurs.
Deux plaintes déposées
La marque d’eau minérale Parot a confirmé qu’elle avait cessé sa commercialisation, précisant que la « présence de nanotraces de PFAS n'est pas dangereuse pour la santé humaine ». Cependant, les taux détectés sont supérieurs à la limite réglementaire pour les eaux minérales, fixée à 30 nanogrammes par litre, bien que restant en dessous de celle applicable à l'eau potable, qui est de 100 nanogrammes par litre.
Sources Alma se trouve également sous le feu des projecteurs, en raison d'une enquête judiciaire initiée en février 2025 à Paris, suite à des plaintes de l'association Foodwatch, signalant des actes de « tromperie » liée à ses pratiques commerciales.
À la suite d'une série d'enquêtes journalistiques lancées en 2022, le sujet des PFAS avait suscité une prise de conscience au sein des services de l'État. Ces derniers ont noté des progrès significatifs concernant les normes appliquées aux grands pollueurs de la vallée de la chimie, au sud de Lyon. Les industriels comme Daikin et Arkema ont drastiquement réduit leurs émissions, passant de 300 kg par mois en 2022 à seulement 2 kg actuellement, témoignant d'un effort collectif pour contrer cette pollution persistante.







