Trump affirme un accord avec l'Iran sur l'uranium et annonce un cessez-le-feu au Liban

Un cessez-le-feu au Liban et des promesses d'accord sur l'uranium enrichi marquent l'actualité.
Trump affirme un accord avec l'Iran sur l'uranium et annonce un cessez-le-feu au Liban
©-, AFP - Photo diffusée par le Diwan Amiri du Qatar, le 16 avril 2026, montrant l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani (d) et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, lors de leur rencontre

Jeudi, Donald Trump a déclaré que l'Iran avait accepté de transférer son uranium enrichi, un élément clé pour un accord avec Téhéran. Il a également annoncé un cessez-le-feu sur le front libanais du conflit.

"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a commenté le président américain lors d'une rencontre avec la presse à la Maison Blanche. Il a ajouté : "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord".

À l'heure actuelle, l'Iran n'a pas confirmé ces affirmations alors que des négociations, médiatisées par le Pakistan, sont en cours pour organiser une seconde réunion, suite à l'échec de la première à Islamabad.

Cette annonce de cessez-le-feu, pour une durée de dix jours à partir de 21h00 GMT, a également reçu le soutien du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du président libanais Joseph Aoun, y compris le Hezbollah.

Pour sa part, Asim Munir, chef de l'armée pakistanaise, s'est rendu en Iran jeudi afin de discuter avec Mohammad Bagher Ghalibaf, considéré à Téhéran comme un interlocuteur principal.

Alors que le conflit a causé des milliers de pertes humaines, principalement en Iran et au Liban, la communauté internationale espère une prolongation du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Pour l'instant, l'Iran contrôle toujours le détroit d'Ormuz, tandis que Washington a récemment imposé un blocus sur les navires circulant vers ou en provenance des ports iraniens.

"Si l'Iran ne fait pas le bon choix, des sanctions et des frappes pourraient s'abattre sur ses infrastructures énergétiques", a averti Pete Hegseth, chef du Pentagone.

En parallèle, l'Iran s'est engagé à bloquer la mer Rouge, tout en manifestant son intérêt pour poursuivre des discussions. L'ambassadeur iranien à l'ONU a exprimé un "optimisme prudent" envers les négociations avec les États-Unis, tout en espérant un résultat concret.

Israël a pour sa part menacé de mener des frappes "encore plus douloureuses" si l'Iran refuse de répondre aux demandes américaines, notamment en matière de désarmement nucléaire.

La ministre des Affaires étrangères pakistanaise a rapporté qu'aucune "date" n'a été fixée pour un nouveau round de discussions.

À Washington, la Chambre des représentants a une nouvelle fois rejeté une initiative des membres démocrates visant à limiter les pouvoirs de Trump concernant les opérations militaires en Iran.

Par ailleurs, la présidence française a annoncé la tenue vendredi d'une visioconférence, sous la co-présidence d'Emmanuel Macron et du Premier ministre britannique Keir Starmer, afin de préparer une mission de sécurisation du détroit d'Ormuz.

Donald Trump a exprimé sur sa plateforme Truth Social sa conviction que "la paix va rapidement s'installer au Liban", après avoir annoncé la rencontre imminente entre Aoun et Netanyahu à la Maison Blanche.

Ce cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban est décrit comme une occasion de paix historique, bien que Netanyahu insiste sur la nécessité de désarmer le Hezbollah au préalable.

Netanyahu a par ailleurs précisé que les forces israéliennes resteraient déployées dans une zone de dix kilomètres au sud du Liban, alors que l'armée libanaise a conseillé aux déplacés du sud d'attendre avant de rentrer chez eux.

Jeudi, des frappes israéliennes sur le village de Ghazieh ont causé la mort de sept personnes et blessé 33 autres, d'après le ministère libanais de la Santé. Dans une escalade, l'armée israélienne a également détérioré une infrastructure clé reliant Beyrouth à Damas.

Le mouvement chiite du Hezbollah a réagi, affirmant qu'il respecterait le cessez-le-feu seulement si celui-ci était total et ne devenait pas prétexte à des attaques israéliennes.

Des pourparlers de paix avaient lieu récemment à Washington entre les envoyés israélien et libanais, marquant les premières discussions formelles depuis 1993, en dépit de l'opposition ferme du Hezbollah.

Depuis le début mars, les actions israéliennes au Liban ont engendré plus de 2,000 morts et un million de personnes déplacées, aggravant la situation humanitaire dans la région.

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