En Arabie saoudite, sept personnes ont été exécutées en une seule journée, toutes reconnues coupables d'avoir introduit des stupéfiants, ce qui a suscité une large indignation. Selon l'agence de presse nationale SPA, parmi les exécutés se trouvaient cinq Saoudiens et deux Jordaniens, condamné pour la possession de comprimés d'amphétamine. Ces exécutions, qui ont eu lieu dans la région de Riyad, portent à 61 le nombre total d'exécutions en 2026, dont 38 liées aux drogues.
Depuis la reprise des exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants à la fin de l'année 2022, après une pause de trois ans, l'Arabie saoudite a pris des mesures strictes contre le trafic de drogue. Amnesty International rapporte que l'année 2025 a vu un chiffre record de 356 exécutions, dont 243 pour des affaires de drogue, ce qui marque un bilan alarmant.
Les critiques envers le recours à la peine de mort en Arabie saoudite se multiplient, notamment de la part d'organisations de défense des droits de l'homme. Ces dernières pointent un décalage entre les efforts du prince héritier Mohammed Ben Salman pour moderniser l'image du pays et la continuation d'une politique de répression violente. "Ces exécutions semblent en contradiction avec l'image d'une société ouverte et tolérante", déclare un expert des droits humains.
Le royaume, principal marché du captagon, un stimulant populaire en Syrie, fait face à une pression croissante tant sur le plan national qu'international pour revoir ses pratiques concernant la peine de mort. Les exécutions posent la question de la viabilité de son programme de réformes ambitieuses, qui visent à transformer sa dynamique économique et sociale dans un contexte de scepticisme croissant au sein de la communauté internationale.
Les autorités saoudiennes restent fermes sur leur lutte contre le trafic de drogue, mais la question de la légitimité et de l'éthique de ces mesures draconiennes ne cesse de diviser l'opinion, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.







