La polémique prend un tournant inattendu. Ce 12 avril, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a été contrainte de répondre à des accusations concernant Benjamin Brière, un Français qui a passé plus de trois ans en détention en Iran. Au cœur de cette controverse, le Fisc lui reproche de ne pas avoir déclaré ses revenus durant sa captivité.
Benjamin Brière a expliqué sa perplexité au Journal du Net: "On m’a demandé pourquoi je n’avais rien déclaré depuis quatre ans. J’ai dû rappeler que j’étais emprisonné". Sa réponse n’a pas suffi à convaincre certains agents des impôts qui, selon lui, n’ont pas pris la mesure de sa situation dramatique.
Certaine agents lui ont même suggéré que sa famille aurait pu gérer ses déclarations : "Dans ce cas, votre famille aurait pu le faire". Des remarques qui témoignent d’un manque flagrant d’empathie face à une situation absolument atypique.
Cette affaire a provoqué une vague d’indignation à travers les réseaux sociaux. Reconnaissant leur erreur, la DGFiP a réagi via un communiqué sur X, affirmant que "l’agente dans un service des impôts n’a pas perçu la gravité de la situation de M. Brière" et qualifiant la réponse donnée d'"inacceptable". L'administration a également souligné qu'un rendez-vous a été organisé dans un autre département et que ses préoccupations ont désormais été prises en compte avec le respect qu’elles méritent.
"Nous regrettons vivement que cet usager n’ait pu bénéficier de toute l’attention nécessaire" a déclaré la DGFiP, ajoutant que des mesures ont été mises en place pour éviter que des cas similaires ne se reproduisent. Cet incident souligne l'importance d'une prise en charge adéquate des citoyens, surtout dans des circonstances extrêmes comme celles vécues par Benjamin Brière.







