Ce vendredi 10 avril, les automobilistes peuvent se réjouir : les prix à la pompe affichent une baisse d'au moins 10 centimes d'euros, une information confirmée par le ministre du Pouvoir d'achat. Cette baisse s'inscrit dans un contexte favorable avec la chute des cours du pétrole. Alors, promesse tenue ? Nous avons examiné les prix, en pleine période de départs en vacances.
Dans une station-service proche de Paris, la baisse des prix est palpable. Ce matin, le gazole coûte 16 centimes de moins par litre par rapport à la veille, tandis que le Sans-plomb repasse en dessous de la barre des deux euros. Mohammed Tounkara, agent de sécurité, témoigne : "C'est passé à 1,97 euro, j'espère que ça continuera à baisser". De son côté, Julien Lacan, un commercial, souligne : "Je suis en attente d'une baisse supplémentaire. J'essaie de surveiller ce que je mets dans le réservoir, même si c'est encore proche des 2 euros."
À Lyon, Aude Brunelo, mère de famille, note avec soulagement que le Sans-plomb 95 a également enregistré une petite baisse. "Cela me permet de reprendre la voiture, d'être un peu plus sereine et de profiter des sorties, car c'était compliqué dernièrement." En revanche, Alain Capuano, un retraité, exprime son espoir d'une chute plus rapide des prix : "Si ça pouvait descendre aussi vite que ça a monté, ça serait appréciable !"
Pas de retour en arrière ?
De manière encourageante, sur 3 000 stations analysées, la moitié constatent une baisse des prix. Les distributeurs estiment que tant que le prix du baril reste stable, les prix continueront à descendre, sans toutefois revenir aux tarifs d'avant-guerre. Michel-Édouard Leclerc, président du Comité stratégique des centres Leclerc, a déclaré sur BFMTV : "Nous observons une baisse progressive de 10 à 15 centimes en France, sans retour aux niveaux précédents." Il souligne également que les acteurs de cette situation souhaitent que les prix ne remontent pas.
Actuellement, le prix du baril s'élève à 96 dollars, après un pic à 120 dollars la semaine dernière.







