Dans un récit lumineux, deux journalistes du New York Times explorent les coulisses d'une escalade militaire entraînant les États-Unis aux côtés d'Israël contre l'Iran, une décision influencée par Benyamin Nétanyahou, malgré les réserves au sein de l'administration américaine.
Ce choix est décrit comme un pari aux conséquences potentiellement catastrophiques. Jonathan Swan et Maggie Haberman, coauteurs d'un livre sur la présidence de Trump, montrent comment le président a progressivement écarté les doutes de ses conseillers, attiré par l'argument d'une opération militaire rapide et décisive.
Une démonstration de Benyamin Nétanyahou
Tout débute le 11 février lorsque Nétanyahou arrive à la Maison Blanche, désireux de convaincre Trump d'une Offensive contre l'Iran. Au cours d'une réunion secrète, le Premier ministre israélien présente sa vision d'un changement de régime à Téhéran, soutenue par des hauts responsables militaires israéliens. Trump, attentif, semble séduit par les propositions.
La réunion, qui réunit aussi des conseillers stratégiques comme Jared Kushner et Marco Rubio, est délibérément tenue à huis clos pour éviter les fuites. Nétanyahou affirme que la destruction du programme de missiles iraniens est réalisable rapidement, incitant Trump à réagir positivement : "Ça me paraît bien."
Les doutes de l'administration
Le lendemain, une réunion uniquement dédiée aux responsables américains confronte le plan israélien avec le scepticisme croissant de figures comme John Ratcliffe, le directeur de la CIA, qui qualifie les conclusions de "farfelues". Il souligne que la réalisation d'un changement de régime est loin d'être garantie, ce qui reflète l'inquiétude croissante au sein de l'administration.
J.D. Vance, vice-président, partage également ses réserves, plaidant pour une approche prudente, ce que Trump semble ignorer. Au lieu de cela, il se concentre sur les possibles frappes visant à éliminer des leaders iraniens, sans considérer les implications d'un changement de régime en détail.
Les jours passent, et alors que des intervenants comme Tucker Carlson tentent de décourager le président en évoquant les implications d'un conflit prolongé, Trump reste convaincu d'un succès rapide, affirmant : "Je sais que ça vous inquiète, mais tout ira bien… Parce que ça va toujours."
L'ordre tombe dans Air Force One
Le 26 février, lors d'une dernière réunion, encadrée par des voix sceptiques mais sans opposition ouverte, Trump asseoit son autorité en affirmant : "Je pense qu'il faut le faire". Les objectifs militaires sont clairs : détruire le programme nucléaire iranien et stopper ses frappes sur Israël.
Malgré les mises en garde sur les risques d'une guerre prolongée, le président semble plus déterminé que jamais. Alors que les préparatifs militaires continuent, une décision cruciale se profile à l'horizon, marquant potentiellement un tournant dans les relations entre les États-Unis, Israël et l'Iran.







