Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale, était l'invitée politique sur franceinfo, où elle a abordé les répercussions du conflit israélo-libanais et le rôle de la France dans cette guerre qui touche les populations locales.
Serge Cimino, ministre des Affaires étrangères, a qualifié les frappes israéliennes au Liban de "choc" et "d'attaques intolérables", évoquant un bilan tragique de 300 morts suite à une offensive particulièrement violente. Chatelain estime que ces déclarations manquent de portée si elles ne sont accompagnées d'actions concrètes. "Nous assistons à un véritable carnage. En dix minutes, 300 vies ont été perdues et plus de 1 000 personnes ont été blessées", a-t-elle déclaré.
Selon elle, la France doit cesser de se contenter de discours et agir concrètement pour peser dans le conflit : "Si nous voulons que notre pays joue un rôle significatif, il est indispensable de mettre en œuvre des pressions réelles, notamment en incitant l'Union européenne à suspendre son accord d'association avec Israël tant que ce dernier ne respecte pas le droit international."
Lors de l'entretien, Chatelain a critiqué la communication actuelle d'Emmanuel Macron, arguant qu'il se livre à des discours grandioses sans réelle écoute internationale. Elle a souligné que la France doit se montrer ferme, en rappelant que l'accord actuel lie la coopération à la non-extension territoriale d'Israël. "Il est impératif d’appliquer cette clause, car Israël semble actuellement enclin à étendre ses territoires au détriment du peuple libanais", a-t-elle fait valoir.
En comparant la situation au Liban avec les conflits passés à Gaza, elle a insisté sur la nécessité de protéger les civils, dénonçant l'idée selon laquelle ils pourraient être considérés comme des "boucliers humains" légitimant ainsi des attaques dévastatrices. Elle a également exprimé son désaccord avec les affirmations israéliennes selon lesquelles la guerre a été imposée à leur pays : "Les ministres israéliens parlent d'une extension territoriale, cela démontre leur intention de ne pas respecter les droits des Libanais."
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