Le 12 février, le maire de Gargas, Bruno Vigne-Ulmier, a exprimé son inquiétude face à des actes de harcèlement moral visant une élue de son conseil municipal. Des courriers de menaces ont été adressés à cette dernière, et des actes de vandalisme, notamment des pneus crevés sur son véhicule, ont été signalés.
Les élections municipales pourraient intensifier une atmosphère déjà tendue dans le Sud Vaucluse. Le maire souligne que ces événements semblent directement liés à l'engagement politique de l’élue, bien que son identité reste confidentielle. Ce phénomène inquiète d’autant plus qu’il pourrait constituer un précédent pour d’autres élus.
Une plainte aurait été déposée
Le maire a précisé que l'élue concernée se trouve « précisément au cœur d'un climat de peur et de menace, qui pourrait décourager d'autres citoyens de s'engager en politique ». Les courriers menaçants mentionnent sa famille, ajoutant une dimension alarmante à la situation. Des experts en sécurité politique estiment que de tels actes peuvent avoir des conséquences graves sur la démocratie locale.
Pour l’instant, une plainte a été déposée à la gendarmerie, et une enquête est en cours. Pas moins de 15% des élus français ont déjà été témoins ou victimes d'agressions similaires, selon une étude récente du Public Sénat. Cette situation soulève des questions sur le bien-être des élus et la nécessité de mesures de protection accrues.







