En mars 2012, Alexandra Lange se retrouve devant la cour d'Assises de Douai, accusée d'avoir tué son époux violent. Luc Frémiot, l'avocat général, plaide en faveur de son acquittement en invoquant la légitime défense, une position qu'il explique lors de l'émission Les Voix du crime.
Retour sur les événements tragiques qui se sont produits en 2009. Ce soir-là, Marcello Guillemin, le mari d'Alexandra, lui annonce son intention de prostituer leurs enfants, un sujet sur lequel elle a déjà été victime dans son passé. "Elle lui a déclaré qu'elle souhaitait divorcer", rappelle Luc Frémiot. Cette annonce a déchaîné une colère folle chez lui. "Il lui a alors porté une attaque physique", précise Frémiot.
Lors de cette confrontation, Marcello s'est jeté sur Alexandra et l'a étranglée. Dans un acte désespéré, elle parvient à saisir un couteau et lui porte un coup qui lui sera fatal. Le procureur et la Cour considèrent que ce geste s'inscrit dans un cadre de légitime défense.
Si ce n'était pas Marcello, c'est elle qu'on aurait retrouvé sur la table d'autopsie.
Luc Frémiot
Luc Frémiot interroge la notion de danger : "Est-ce qu'au moment de son acte, elle était en danger immédiat ? Pour moi, la réponse est oui." Il insiste sur l'historique de violence que subissait la mère de quatre enfants. Selon lui, Marcello avait franchi une limite, poussant Alexandra à agir dans un état de légitime défense. Ce drame soulève des questions cruciales sur la violence domestique et la réponse judiciaire face à ces situations extrêmes.
Cette affaire a non seulement marqué l'esprit des jurés mais également le public, soulevant des débats sur les circonstances atténuantes et les droits des victimes face à leurs agresseurs. La situation d'Alexandra Lange, soutenue par son avocat, illustre tragiquement la lutte désespérée d'une femme contre un cycle de violence et d'oppression où, par instinct de survie, elle a été amenée à commettre l'irréparable.







