Les mystérieuses disparitions de deux jeunes militaires polynésiens à Toulon, survenues entre mai 2022 et mai 2023, pourraient avoir trouvé un sinistre dénouement.
Cinq membres d'une même famille—deux parents, deux fils et une fille—ont été placés en détention fin mai suite à une enquête menée par la section de recherche de la gendarmerie maritime de Toulon. Ils sont accusés de traite des êtres humains en bande organisée et de séquestration, tandis que la mère et les deux fils sont également poursuivis pour l'assassinat des deux militaires disparus.
Une famille aux sombres révélations
Cette famille d'origine polynésienne s'est installée dans le Var, accueillant plusieurs jeunes militaires originaires d'Outre-mer entre 2011 et 2023. Selon les déclarations de Raphaël Balland, procureur de la République à Toulon, « sept recrues rapportent avoir été progressivement dépouillées de leurs moyens de paiement et de leurs documents d’identité, violentées et séquestrées », comme l'indique 20 Minutes, relayant les propos de Var Matin.
Les enquêteurs ont découvert des éléments renforçant l'hypothèse d’un meurtre, dont des ossements retrouvés dans les Bouches-du-Rhône, potentiellement liés aux deux militaires disparus. Des analyses supplémentaires sont en cours pour confirmer leur identité.
Les familles des disparus ont été informées de l’évolution de l’enquête. Le premier militaire, né en 1997 à Nouméa, n'avait pas donné signe de vie depuis mai 2022 après avoir quitté la Polynésie pour rejoindre la Marine nationale. Le second, né en 1988 à Papeete, était déclaré déserteur depuis mai 2023, malgré des services exemplaires et un récent renouvellement de contrat.
Cette affaire soulève de nombreuses questions concernant le sort des militaires disparus et les implications d’une telle criminalité au sein de la communauté militaire. Les enquêtes continuent alors que les autorités cherchent à apporter des réponses à ces familles en détresse.







