Des incendies agricoles continuent de s'intensifier dans le Gers, même après la fin de la canicule. Ce mercredi 1er juillet, deux feux ont ravagé plus de 11 hectares, engendrant une mobilisation spectaculaire de plus de 50 pompiers et une trentaine de véhicules.
En dépit d'une légère atténuation des températures, le risque d'incendie reste alarmant dans le département. En milieu d'après-midi, un premier feu s'est déclaré à Montestruc-sur-Gers, impactant une surface d'environ sept hectares de récoltes, de chaume et d'engins agricoles. Les pompiers, composés de 28 sapeurs et 14 véhicules, sont parvenus à protéger une habitation ainsi que trois bâtiments d'élevage. Ils ont également sauvé neuf hectares de culture.
Un second incendie a frappé Roquelaure le même jour, dévastant quatre hectares de chaume et de récoltes. Grâce à la mobilisation de 23 pompiers et 16 véhicules, 13 hectares de chaume et de récolte ont été protégés.
Les pompiers sur le qui-vive
Ces événements surviennent deux jours après un incendie précédent, sur la commune de Homps, où un hangar agricole de 1 600 m² est entièrement parti en fumée. Ce bâtiment contenait près de 300 bottes de paille et plusieurs équipements coûteux. Heureusement, les services de secours ont réussi à éviter une catastrophe plus importante en protégeant une cuve de fioul et une autre de maïs. Un sapeur-pompier a toutefois été victime d'un coup de chaleur, mais ses jours ne sont pas en danger.
Le risque d'incendie demeure élevé, incitant le préfecture à imposer de nouvelles restrictions concernant l'usage du feu dans le département. Ces mesures, renforcées le 23 juin dernier, s’inscrivent dans une série de précautions nécessaires face à une situation climatique précaire.
En consultation avec des experts locaux, il a été souligné que la vigilance est absolument cruciale. Les conditions climatiques, bien que légèrement améliorées, n'éliminent pas le danger d'incendie. La prise de mesures préventives est donc impérative pour protéger les ressources agricoles de la région.







