Un nouveau scandale cible Epil House, un réseau d’épilation au laser fortement promu par des influenceurs. Au total, 126 plaintes ont été déposées au tribunal de Paris, dénonçant des blessures graves et des qualifications insuffisantes du personnel, comme l'a rapporté l'AFP.
Les plaintes, regroupées par le collectif d’aide aux victimes d’influenceurs (AVI), incluent des accusations de blessures involontaires, d'escroquerie et de pratiques commerciales trompeuses. Me Rebecca Lahoud-Heilbronner, avocate des plaignantes, souligne que certaines blessures ont causé des séquelles à long terme, notamment dans des zones sensibles.
Comme rapporté par Sud Ouest, certaines clientes, comme Isabelle, décrivent des douleurs insupportables et des brûlures de degré supérieur, ayant engendré des cicatrices durables. "À la troisième séance, c'est parti vraiment en vrille", confie-t-elle, évoquant des douleurs inattendues.
D’autres enseignes pointées du doigt
Jean-Baptiste Boisseau, représentant d’AVI, attire l’attention sur l'ampleur de la problématique : "Epil House n’est pas un cas isolé. D’autres centres affichent des pratiques similaires avec un personnel non qualifié, ce qui représente un danger pour les clients." Le président du Syndicat national des médecins esthétiques, François Turmel, renchérit en qualifiant ces lieux de "zones de non-droit" où le manque de formation est courant.
La suspicion se renforce lorsque des influenceurs, ayant vanté les mérites de ces épilations sans douleur, sont mis sur le devant de la scène. Dans la plainte, Me Lahoud-Heilbronner évoque la nécessité de s’interroger sur leur rôle dans cette affaire.
Les témoignages affluent, les clients expriment leur frustration face à l'absence de réponses de la part d'Epil House, qui a progressivement fermé ses centres. Son activité sur les réseaux sociaux est également devenue quasi inexistante.
Des mesures de contrôle en vue
Face à cette crise, la Direction générale de la santé a annoncé de nouvelles mesures devant renforcer le contrôle du marché de la beauté, surtout après que des esthéticiennes ont été autorisées à effectuer des actes de médecine esthétique depuis juillet 2024, à condition de détenir une certification adéquate.
Jean-Baptiste Boisseau conclut : "Il existe une sorte de structure mafieuse autour de ces réseaux, permettant aux entreprises de croître rapidement mais de disparaître tout aussi vite quand les problèmes surgissent." Cela soulève une question cruciale sur le besoin urgent d'un encadrement accru pour protéger les consommateurs dans un secteur en pleine expansion.







