La tristesse et la colère s'entrelacent après la découverte tragique du corps de Lyhanna, 11 ans, enlevée à Fleurance et retrouvée dans le Gers. Ce lundi 8 juin, Saint-Étienne a vibré sous les voix de plus de 200 personnes qui se sont réunies pour lui rendre un dernier hommage, dénonçant ainsi les carences du système judiciaire.
Comme dans de nombreuses villes à travers la France, des rassemblements ont eu lieu dans la Loire pour faire résonner la critique des manquements de la justice face à une tragédie évitable. À 19 heures, le tribunal judiciaire est devenu le lieu de rassemblement symbolique, organisés par l'association Aispas, active dans la prévention des violences sexuelles en milieu scolaire.
Les révélations autour des plaintes pour viols visant le principal suspect dans la mort de Lyhanna, dont plusieurs ont été classées sans suite, ont ravivé l'indignation. Sultana, présente au rassemblement, a exprimé son indignation : "Pourquoi a-t-on attendu si longtemps pour l'auditionner et le placer en garde à vue ?" La colère des victimes a également été exprimée, illustrée par le témoignage poignant d'Arthur, 15 ans, qui a partagé son expérience difficile face à l'indifférence judiciaire.
La mobilisation s'est conclue par une minute de silence et un lâcher de ballons blancs, un acte symbolique pour honorer la mémoire de la fillette. Les obsèques de Lyhanna sont prévues pour vendredi à Fleurance, plongeant la communauté dans une profonde réflexion sur les mesures à prendre pour garantir la sécurité de nos enfants.
Les rassemblements se sont également étendus à d'autres communes comme Roanne et Montbrison, où la même colère et le même désespoir s’expriment face à un système jugé défaillant.







