Un homme de 59 ans, ancien responsable de boucherie dans un hypermarché du vignoble nantais, a été condamné le 30 avril 2026 à dix-huit mois de prison avec sursis. Cette décision a été rendue par le tribunal de Nantes, suite à des accusations pour harcèlement sexuel, outrages sexistes sur six collègues et une agression sexuelle, selon Presse Océan.
L'affaire a commencé en février 2024 lorsque l’une des employées a déposé une plainte, révélant un environnement de travail délétère. De nombreuses salariées ont fait état de remarques brutales et humiliantes de la part du mis en cause. "Il nous parle comme si nous étions des chiennes. La peur nous pousse à rire de ses blagues," a confié l'une des plaignantes.
Une autre victime a déclaré que le boucher était "répugnant" et n’avait "aucun respect" pour autrui. Certaines ont rapporté des incidents plus graves, y compris un baiser non consenti en 2019. L’avocate des plaignantes a souligné que toutes craignaient de travailler en sa présence, en particulier lors des fermetures.
Un contexte de lutte contre le sexisme
Lors de son procès, l’accusé a rejeté les accusations, affirmant que son état d’ivresse était dû à la préparation de saucisses au muscadet dans le cadre de son travail. Concernant l’agression, il a minimisé la situation en évoquant un simple bisou sur la joue. Notons qu'il avait déjà un passé judiciaire pour conduite en état d'ivresse, un fait qui a conduit à son licenciement avant le procès.
Sa condamnation inclut non seulement un sursis probatoire avec obligation de soins, mais également l'inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles, l'indemnisation des victimes et un stage de lutte contre le sexisme, comme l'indique Ouest France.







