Il suffit de quelques clics sur des plateformes comme Facebook pour découvrir des offres de lait maternel. Cette tendance s'est intensifiée à la suite des rappels de laits infantiles, comme l'indique Franceinfo.
Des groupes de vente, atteignant parfois près de 900 membres, sont en pleine croissance. Cependant, des spécialistes alertent sur les dangers associés à l'administration de lait dont l'origine et les conditions de conservation sont inconnues. Sandra Brancato, pédiatre et présidente de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), déclare : « On ne peut pas donner son lait à la voisine du coin ! » Le Parisien.
Virus, bactéries…
Les risques sont significatifs, car une mère peut être porteuse de virus (hépatite B, C) ou de bactéries sans le savoir. De plus, le simple congélateur d’un domicile ne remplace pas des équipements appropriés pour garantir la quantité de lait en toute sécurité. Comme l’affirme Brancato, « les contrôles sanitaires et la surveillance de la température sont primordiaux ».
Une étude américaine de 2013 a déjà mis en lumière les dangers liés à la vente non réglementée de lait maternel. Près de 74 % des échantillons analysés affichaient un niveau élevé de bactéries, exposant les nourrissons à des risques non négligeables, notamment pour ceux qui sont prématurés, selon La Voix du Nord.
La vente de lait maternel est prohibée en France, avec des sanctions allant jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende. Pour les femmes souhaitant donner leur lait, des alternatives réglementées existent. L’AFPA encourage celles qui produisent du lait à se tourner vers des lactariums, où le lait peut être traité et fourni aux nourrissons dans le besoin après des contrôles sanitaires.







