Laurence Van Asten, directrice régionale du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), explique la gravité de la situation qui a conduit à la fermeture de l'IFORIS à Angers, une école bien ancrée dans le paysage éducatif local. Cette décision, comme elle le précise, n'a pas été facile à prendre et suscite de vives inquiétudes parmi les étudiants et enseignants.
Le CNAM forme chaque année environ 700 élèves par le biais de l'alternance et de la formation continue dans la région. L'avenir de l'IFORIS, créé dans l'immédiat après-guerre, est désormais incertain. "Je comprends parfaitement les préoccupations des étudiants", a déclaré Laurence Van Asten, tout en soulignant que le rectorat joue un rôle clé dans cette situation.
Pouvons-nous comprendre les raisons de cette fermeture ?
Laurence Van Asten : "En juin 2025, le conseil d’administration du CNAM des Pays de la Loire a dû prendre des décisions douloureuses, en raison d’une situation économique très fragilisée de l’établissement. Il était devenu impossible de maintenir l’IFORIS, à moins d’un soutien financier massif et stable de la part des acteurs institutionnels." Cette situation a été corroborée par des experts en éducation qui affirment que la crise économique du secteur public a largement contribué à cette décision.
Les réactions sont nombreuses : des étudiants expriment leur frustration sur les réseaux sociaux, tandis que des enseignants évoquent des discussions avec le rectorat pour trouver des solutions. Certains experts, comme Gilles Pichon, un économiste de l’éducation, suggèrent qu'un réexamen des financements académiques serait nécessaire pour éviter d'autres fermetures comme celle de l'IFORIS.
Pour le CNAM, ce choix est avant tout un signal fort sur la nécessité d'une réforme structurelle au sein de l'éducation nationale. Ils espèrent que cette décision incitera à une réflexion approfondie sur l'avenir des établissements en difficulté. Les prochains mois seront cruciaux pour les étudiants concernés par cette fermeture, qui cherchent désormais des alternatives pour poursuivre leur formation.







