Au cours des dernières semaines, l'Ukraine a intensifié ses opérations militaires, revendiquant une offensive significative sur des infrastructures stratégiques en Russie. Récemment, lors d'une nuit particulièrement active, Moscou a annoncé avoir intercepté 660 drones ukrainiens, un des bilans les plus élevés du conflit. Des attaques ont également été rapportées en Crimée, à Moscou et jusqu'à Saint-Pétersbourg, témoignant de l'élargissement des zones de conflit.
Notamment, l'accent est mis sur le ciblage des infrastructures spatiales russes, marquant un changement vers des objectifs à forte valeur militaire. Selon une analyse de Le Monde, cela serait une réponse stratégique à la perte des capacités satellitaires russes, exacerbée par la déconnexion de Starlink.
Le 22 juin, des drones ukrainiens ont frappé un site de communication spatiale dans la région de Vladimir, causant des dégâts significatifs. L'état-major ukrainien indique que les drones ont parcouru environ 650 kilomètres avant d'atteindre leur objectif, entraînant des destructions majeures. Cependant, Moscou n'a pas confirmé ces rapports.
Les militaires ukrainiens précisent que plusieurs composants critiques du site ont été touchés, y compris l'antenne principale de 25 mètres. Des dommages considérables ont affecté des salles techniques contenant des équipements essentiels au réseau de communications, rendant difficile la transmission des informations.
D'autres centres de communications touchés
Le "bâtiment technique n°1", abritant des équipements fondamentaux pour la transmission de données, a également été gravement endommagé. Ce centre joue un rôle crucial dans le soutien des systèmes de communication satellite russes, assurant la continuité des transmissions entre satellites et stations au sol.
Bien qu'il ne soit pas considéré comme le "centre de commandement spatial", son impact opérationnel demeure significatif. Cette frappe fait partie d'une série d'attaques qui ciblent également d'autres infrastructures, comme le centre de communications de Doubna, situé près de Moscou.
Moscou, de son côté, avance dans ses ambitions spatiales avec le lancement du projet Rassvet, un réseau alternatif aux systèmes de Starlink, visant environ 250 satellites d'ici 2027. Selon Le Figaro, ce programme est cependant largement en retard par rapport à Starlink, qui compte déjà plus de 9.000 satellites en orbite.







