Israël et le Liban ont exprimé leur satisfaction ce vendredi après avoir signé un accord-cadre sous l'égide des États-Unis. Cependant, le Hezbollah, groupe armé soutenu par l'Iran, a signalé que cet accord pourrait nuire aux négociations visant à instaurer une paix durable au Moyen-Orient.
Dans un message vidéo diffusé après l'annonce de l'accord, Benjamin Netanyahu a mis en avant les résultats positifs pour Israël, notamment le maintien de son armée dans le sud du Liban, malgré l'établissement de deux zones de contrôle par l'armée libanaise. "C'est une grande victoire contre l'Iran," a déclaré Netanyahu, ajoutant que l'État hébreu et ses alliés n'accepteraient pas d'être poussés à se retirer par la pression iranienne.
De son côté, le président libanais Joseph Aoun a salué cet accord comme un "premier pas" vers la restauration complète de la souveraineté du Liban, tout en signalant qu'il ne pouvait révéler d'informations spécifiques concernant son contenu. Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a également été évasif avant la signature.
Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a réagi en notant que les autorités libanaises ne seraient pas en mesure d'appliquer cet accord sans risquer une guerre civile, surtout au vu du soutien continue des États-Unis à l'accord. Il a décrit l'initiative comme une tentative de contrecarrer des négociations antérieures entre Washington et Téhéran.
Le Liban a déjà été plongé dans le conflit en raison de l'activité militante du Hezbollah, qui a mené des attaques contre Israël pour soutenir l'Iran. Netanyahu a précisé que l'armée israélienne maintiendrait sa présence tant que le Hezbollah resterait armé.
La situation est d'autant plus complexe avec la récente offensive israélienne qui a causé plus de 4,200 décès. Le Premier ministre israélien a réitéré que les populations déplacées ne pourraient pas revenir en raison de la présence continue du Hezbollah.
Concernant les tensions dans le Golfe, des navires continuent de naviguer dans le détroit d'Ormuz, malgré les provocations iraniennes. Donald Trump a qualifié d'"erreur stupide" le non-respect des routes maritimes établies. Le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale a indiqué que le processus d'évacuation pour les marins continuerait dès que des garanties de sécurité seraient en place.







